Skip to content

états généraux

J’aimerais vraiment et tellement, être capable de nouveau d’écrire par ici régulièrement, mais mon esprit est ailleurs, occupé par les choses à remettre en ordre, par… la vie qui prend le pas sur la réflexion, ces derniers temps. Et pourtant les sentiments viennent, vont, passent, différents, nouveaux, habituels.

(Comiquement) horrifiée, c’est la tête qu’a fait mon maître coiffeur habituel en découvrant que j’avais décidé de couper mes pointes toute seule à force de les avoir abîmées.
Paniqué, c’est l’état dans lequel il a laissé l’étudiante japonaise en lui confiant la mienne, de tête : il faut admettre que rester dix bonnes minutes à étudier mes cheveux en déclarant que de toutes façons il n’y avait pas de possibilité de coupe classique et qu’il allait falloir innover et faire du mix de techniques vu ma nature particulière de cheveux, il y avait de quoi lui donner envie, à l’étudiante japonaise, de partir en courant très loin de mon cas où “de toutes façons, vous êtes un mélange de tout, vous ne rentrez dans aucune case définie” … (véridique, et il ne me semble pas qu’il connaisse le sous-titre de mon blog !).
Mais depuis, j’aime à nouveau mes cheveux, et il était temps (quand on passe son temps à les attacher au lieu de les coiffer, il y a un problème. Fin de la parenthèse de fille).

Expectative, stressée mais néanmoins enthousiaste : reprendre le chemin de l’école une fois par semaine pour aller prendre des cours de japonais dans une salle de classe de lycée parisien, en voilà une drôle d’idée. Encore plus étrange, entrer dans cette école pile à l’heure où les derniers lycéens sortent. Motivée, lire des manuels sur cette langue qu’on avait déjà maintes fois essayé d’apprendre toute seule dans son coin. On verra bien ! (et certes, assise à ma table avec mon stylo et mon cahier, j’ai eu envie de m’affaler… ha hem).

Agacée par des petites choses pourtant sans importance. Je vieillis, je me le dis pour la première fois de ma vie, cette année. Parce que je deviens plus intransigeante ? Je réalise que j’accepte de plus en plus de ne pas être aimée par tout le monde, ou de ne pas tout faire pour…

Hum, je crois que j'en ai assez, là, non ?

Impatiente, mais flemmarde : préparer l’Australie, partir, oui, mais se mettre à lire les guides, trouver des logements, discuter avec les compagnons de voyage sans que cela finisse par une soirée papotages et commérages, c’est loin d’être gagné… et le temps passe, il va falloir s’y mettre (oui, je fais de l’auto-motivation sur mon propre blog). Et là, j’en ai assez, des guides, non, vous ne pensez pas ?

Etonnée de commencer à apprécier de faire la cuisine, comme quoi tout arrive. Des cookies aux schokobons, du palak dal, des essais pour utiliser ce basilic qui ne cesse de pousser depuis qu’il est chez moi, qui aurait cru que la gamine qui refusait d’apprendre à cuisiner adolescente parce que cela aurait signifié être de corvée perpétuelle pour toute sa famille, ou qui avait une mère pas assez patiente pour lui apprendre, finirait par enfin associer la cuisine à quelque chose de positif ? Oui, tout arrive.

Motivée, de nouveau, au point de tricoter diligemment 4 bonnets en moins d’une semaine pour descendre enfin ce stock improbable mais néanmoins bien présent de pelotes de laine. Et ce drôle de sentiment de fierté quand quelqu’un porte ce que vous avez fait, je ne le connaissais pas vraiment, à dire vrai. Mais ai-je seulement l’habitude et surtout été habituée à être fière de quelque chose me concernant ? … Même chose que lorsqu’on me complimente pour mes cookies ou autre réalisation culinaire, tiens, finalement…

Surprise, de façon positive, au sujet de certaines personnes qu’on découvre sous un autre jour.

Et si je cessais d’être surprise, y compris par moi-même et ce que je suis capable de faire, que resterait-il, finalement… ?

6 Comments

  1. C’est un post plein de bonnes nouvelles ça! On sent en effet que tu es en pleine réflexion et que tu te lances dans les choses que tu as toujours voulu faire, sans oser! maus surtout : continue ton blog!!! bises

    Posted on 05-oct-11 at 08:41 | Permalink
  2. Moi aussi j’aime être surprise par les autres et aussi par moi-même (c’est rare, mais ça arrive heureusement ) ! Sinon, je fais un peu comme toi avec mes cheveux, j’en ai tellement qu’au bout d’un moment je prends moi-même les ciseaux et là je fais un peu n’importe quoi, pourtant j’essaie de m’appliquer, mais bon, il me manque des yeux derrière la tête ! Ensuite les coiffeurs arrivent toujours à rattraper car mes cheveux sont raides, ils rentrent dans une case ! Continue au moins à venir ici de temps en temps. Bises

    Posted on 05-oct-11 at 09:57 | Permalink
  3. Oh très joli post… plein d’émotions, plein de vie finalement
    (et alors ces cookies aux schokobons?)
    (et pour l’australie : http://toutepetite.wordpress.com/2010/03/22/aussie-picks-4-40-things-to-do-in-sydney/)

    Posted on 05-oct-11 at 10:37 | Permalink
  4. N’arrête p

    Posted on 05-oct-11 at 11:07 | Permalink
  5. (Ouch, mon premier commentaire est une erreur de manip…) (je disais donc:)

    N’arrête pas d’être surprise ! C’est signe que tu es en vie !

    Posted on 05-oct-11 at 11:08 | Permalink
  6. Laeti : Merciiiii ! :) Enfin j’ai l’impression d’être en réflexion permanente en fait ;) Et pour le blog, je vais essayer, j’avais l’impression de tourner en rond dernièrement…
    Zelda : Héééé est-ce que tu essayes de faire comme chez le coiffeur et de couper d’une certaine façon ? ;) Mon coiffeur m’a dit que j’avais de la chance, mes cheveux sont tellement ondulés qu’on voit rien… :D
    Toute Petite : TROP BONS ! Il faut que j’en refasse, les gens ont adoré… Et MERCI merci pour le lien, je l’ai lu et fait passer à mes futurs compagnons de voyage, ça nous a tellement donné envie… ! Merci :)
    Jen : J’ai essayé de trouver ce qui me surprenait encore, c’est pas facile quand même ;)

    Posted on 05-oct-11 at 16:15 | Permalink

Post a Comment

Your email is never published nor shared. Required fields are marked *
*
*