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Mise en abîme

08-fév-10

Que font les filles pendant la pause ? Elles regardent leur iPhone respectifs.

Il faisait quand même froid, ce weekend, que je n’ai pas vu passer…
Une répétition supplémentaire avec une dizaine de petites filles bien sages mais presque étonnées de tant de liberté dans une certaine pratique du piano dont elles n’ont pas l’habitude,
Une nouvelle tentative de cuisine après la galette réussie de la semaine dernière -merci Nanikaa ! pas de photos par contre…- , mais que m’arrive-t-il donc, moi qui ne cuisine pas ?
Etre contente de voir plein d’amis à l’occasion d’un anniversaire, dont certain(e)s pas (revu(e)s depuis bien longtemps, et décider d’avoir 4 ans 3/4, ou 25, ou… mais toujours pas mon âge, et courir,
Un cinéma pas prévu, et deux, et ne même pas piquer du nez, A Serious Man, La Princesse et la Grenouille, mais depuis quand n’avais-je pas vu de Disney ?
Beaucoup de métro, dans tous les sens, au point de m’endormir dedans…
Une balade à pied pour faire découvrir Paris, un carnet acheté en prévision de l’Amérique du Nord,
Du Rock Band + pizza, what else ?,
Une chambre d’hôpital et l’impression de ne servir à rien… et moi qui m’engueule encore avec le personnel hospitalier, pour ne pas changer,
Une discussion pour voir où on en est, dire que ça va & puis manger…
Et puis une séance de photos où il a fait froid, et où j’ai compris que poser, ce n’est pas effectivement pas facile.

photoshoot M&FJ photoshoot M&FJ photoshoot M&FJ photoshoot M&FJ

Et le reste des photos non officielles du photo shoot c’est par là.
La moralité de ce photo shoot, c’est surtout que je suis toute petite…

des photos officielles...

A soft hand.

05-fév-10

I see you, in the corner of a room, crowded with trendy people
I see you, sat down and bored, looking at your feet, wondering

The guy you wait, will never come again
Cause he’s with another woman now
So trust the hand, that I lend to you
And follow my steps like my shadow

Cause my shoulder may not be as tough as this boy could be
But my hand is surely soft enough to put your heart at ease

You raised your head and looked into my eyes
Searching the place where he could be
But the only answer that I can give to you
Is the only one you don’t wanna hear

So please dry your tears and look forward again
Cause is now part of your memories

Get on your feet and keep on walking
It will lead you to a brighter day

And as you look into my eyes you’ll find him
The only love that you’re searching and that was waiting for you

A Soft Hand - MiLK & Fruit Juice.

(La chanson est écoutable sur le site officiel, deezer, le myspace…)
(Et pourquoi ? Parce que j’aime cette chanson, parce que c’est la chanson sur laquelle, sur un simple sms, on a commencé à faire des choeurs avec Cococerise, puis la chanson qui nous a fait monter sur scène pour la première fois il y a deux ans, et que maintenant elle est interprétée de façon totalement différente. De façon plus énergique).

Et puis je suis retombée là dessus et ça m’a fait sourire, je n’ai pas changé d’avis…

Concert MiLK & Fruit Juice au Motel Concert MiLK & Fruit Juice au Motel Concert MiLK & Fruit Juice au Motel

Get on you feet, and keep on walking, it will lead you to a brighter day…
Les photos sont de Pauline et datent de janvier 2008.

Je resterai saine d’esprit en faisant de la scène, histoire de ne pas finir dans la Seine (oh mon dieu).

04-fév-10

Revenue d’une chouette représentation des Grooms sur la gentille invitation de cette demoiselle (que je suis bien contente d’avoir connue par le biais du blog) ce soir.
Concert dont on était vraiment pas contents la semaine dernière.
Concert vraiment chouette hier soir, avec des gens qui nous ont dit avoir aimé, souri, et qu’on les avait mis de bonne humeur. C’est fou non ? Comment un groupe de gens à majorité pas sûrs d’eux pourrait influer sur l’humeur des gens ?
Concert d’un tout autre genre la semaine prochaine (voir en fin de post pour la partie promotionnelle, mais promis, après ça, j’arrête !), semaine qui s’annonce entièrement musicale, dans le cadre de ce festival.

Depuis mon retour du Japon - comment est-il seulement possible que ça ne fasse que deux mois et demi ? - l’impression étrange de n’avoir fait que courir, m’être fait happer par… mais par quoi ? Je vois moins de gens, mais j’ai moins de temps. Illogique.
Une demoiselle rencontrée à Bordeaux était persuadée, par le biais de mes tweets, que je travaillais dans les relations publiques. Allons bon. C’était ça, ma vocation ? Mais non, je suis timide. Effrayée presque par les gens… Mais personne ne me croirait, non ?

Et les concerts.
Je me demandais pourquoi. Ou plutôt, comment.
Comment j’avais fini mardi soir par danser / bouger sur scène. Attendez, ce n’est pas moi, ça.
Comment je pouvais supporter l’idée même qu’on nous écoute, qu’on nous regarde, pendant presque une heure, qu’on se donne en spectacle, et que je sois là dedans.
Et le stress. Et la peur d’être ridicule. De se rater. Et assumer.
Avoir le trac non pas avant, mais juste au début. L’horreur. Sentir ses mains trembler pour rien, en fait.
Mais alors, pourquoi y aller ?

Parce que, quand ça marche, ça rend heureux, de façon inexplicable.
Parce que ça fait partie de ce processus pour avancer. J’ai encore constaté dans un mail reçu il y a peu que les mots “avancer, progresser” faisaient partie du vocabulaire de mon entourage proche - mais que ce n’était pas la vision de tout le monde - je pourrais le croire, à force.
Parce que… En fait, je ne sais pas trop. Je sais juste que finalement, la fatigue & le stress engendrés par tout ça valent quand même le coup parfois. Oui, même juste parfois.

Et se retrouver sur scène en collants bleu schtroumpf à taper des mains en soufflant sur des bulles qui passent, c’est normal ?

La semaine prochaine, il va me falloir émigrer à Boulogne & de façon générale dans le 92…

landowski

Cinq jours de concerts gratuits à partir du mercredi 10 février. Des répétitions les jours avant, puisqu’il paraît que j’y suis, dans l’orchestre de toy pianos du vendredi 12 février. Et si vous voulez y assister, c’est certes gratuit mais il faut réserver.

Plus de détails là :

http://www.vallee-culture.fr/culture/chanson-musique-spectacle-festival/Rencontres-landowski
http://musicfortoys.com/landowski/landowski.html

Allez, promis, après ça, normalement, je vous parle d’autre chose, de ma machine à coudre, du mini-club le retour, de billets d’avion pour retourner dans un pays où je ne suis pas allée depuis dix ans, ou je vous reprends la tête avec mes questions existentielles :)

Parce que bon, sinon, j’ai aussi
- enchaîné kfc - macdo - quick 3 jours de suite (…)
- fait une galette approuvée par L & L (c’est fou ça !)
- vu des films chouettes mais je ne vais pas assez au ciné
- constaté que je ne savais pas courir en talons…

Réclame, le retour.

01-fév-10

Bon, d’accord, on a eu une suite de problèmes techniques (et des gens maladroits sur scène :D) et pas de chance, mais en fin de compte, ce fut un chouette concert - tous les concerts se suivent et ne se ressemblent absolument pas !

Des photos par Mr Malinois sur le site de MiLK & Fruit Juice, ici et ici (merci !) (et les photos de la déco éventuellement sur mon flickr).

Déco du concert :) Bibliothèque etc. Samedi tranquille avec L & L.

Un petit post pour vous dire qu’on en refait un ce mardi soir (bon après, on va peut-être se calmer un peu, hein)… et que le weekend fut, pour une fois, calme, reposant.

truskel

C’est donc au 12 rue Feydeau, métro Bourse ou Grands Boulevards. Le flyer est juste magnifique, encore merci Mr Malinois !
(On me souffle que c’est un endroit hype. Ah bon ?)…

Réclame, réclames.

20-jan-10


Quelques échanges de mails de mises au point… Une envie de se défouler physiquement, alors gym suédoise en vue… Oui mais tomber malade juste à ce moment là c’est ballot… N’empêche, ce flyer il est beau. Je vais l’imprimer et l’encadrer et l’afficher chez moi, na. enfin si mon imprimante daigne fonctionner, ce dont je doute de plus en plus, soupir…

Et puis les cadeaux de Noël, et puis le live et concert deux jours plus tard d’Emilie Simon dont je parlerai.

Et puis cette jolie carte à laquelle je ne m’attendais pas et qui m’a extrêmement fait plaisir, surtout avec ce qui était écrit derrière, venant de quelqu’un que je ne connaissais pas en 2008. Comme quoi, les jolies rencontres, ça existe encore.

Nous jouons mercredi prochain, en “full band” avec batterie, et on sera contents de vous y voir :)

Petit bug

19-jan-10

Question du jour.

A notre place, qu’auriez-vous fait ?

Personnellement, j’ai regardé sur ma gauche, puis derrière moi sur la gauche…

Apparemment, il fallait comprendre qu’on devait passer la porte puis aller sur la gauche.

Bon…

Chers gens de la MPAA, la logique de votre affiche m’échappe un peu, mais vos fauteuils d’amphithéâtre étaient confortables et le sujet intéressant.

Blog & réalités.

17-jan-10

Je suis une fille qui s’interroge beaucoup. Beaucoup beaucoup beaucoup. Enfin, surtout sur ce blog, avec des phrases tournées d’une certaine façon (j’aime la musique des mots, je vous épargne l’habituel couplet, mais ça reste toujours vrai). Ce qui me donne cette image décalée de fille mélancolique et sérieuse, qui en plus de ça a pas mal souffert à un moment de sa vie, ce qui est certes vrai. Mais la réalité…

La réalité, c’est que je suis un peu, parfois, comme ce blog, c’est à dire, sérieuse, grave, un peu solennelle. Parfois triste… discrète, aussi.

Mais la réalité, c’est aussi… que je peux devenir aussi bavarde qu’une pie quand je suis à l’aise avec mon interlocuteur/trice. Que j’aime commérer avec mes ami(e)s sur des sujets futiles et superficiels (et avec les nouvelles technologies, autant vous dire que ça va vite !). Dire des bêtises, en faire aussi, être maladroite, faire rire les gens parce que je confonds les noms des légumes et que le nombre d’aliments que je n’ai jamais mangés étonne, et rire, rire… que je dis des choses comme “mais je t’emmerde !” uniquement aux personnes que j’aime, en général des représentants du sexe masculin avec lesquels je me sens à l’aise (ils se reconnaitront aisément) et qui me taquinent comme la gamine de 4 ans 3/4 boudeuse que je peux décider de devenir d’une minute à l’autre.

Dans la catégorie moins sympathique, je suis aussi une fille qui râle souvent, qui en demande beaucoup (trop) à ses amis et qui est un peu possessive avec, qui garde pour elle ses agacements jusqu’à ce que ça explose (mais je travaille là dessus, ainsi que sur les travers cités précédemment), qui est capable de procrastiner à un point inimaginable, jalouse, lâche sur certains points, pointilleuse, etc etc…

Et tout ça, tout ça, ça ne transparaît pas ici (ni parfois dans la vraie vie, parce que je suis, en fait, fondamentalement timide et peu sûre de moi), parce que ce blog n’est qu’une partie de moi. Chose qui me semble évidente. Mais je ne compte plus le nombre de fois où on m’a dit que j’étais bien différente de ce que je projetais ici. Pourtant, c’est aussi moi. Juste une partie, pas la totalité (si vous voulez vraiment savoir qui je suis, c’est simple, je suis quelqu’un qui a une peur panique d’être trahie / abandonnée. Point).

Les archives, aussi, auront tendance, si on remonte le temps, à donner cette image de fille torturée. Elles ne font que représenter un état précis à un moment de ma vie (qui a certes duré longtemps) dû à un traumatisme (et pas une rupture). Ce qui m’étonne, c’est que j’ai aussi été, avant 2006, cette fille “normale” qui racontait des choses toutes bêtes, et que peu de gens ont l’air de s’en souvenir / s’y attarder.

C’est une des raisons pour lesquelles j’ai voulu, plusieurs fois, fermer ce blog : je ne savais plus exactement comment m’y projeter, m’y exprimer, au fur et à mesure que j’allais (bien) mieux, que mes attentes se modifiaient, que la pudeur (toujours elle) reprenait le dessus. L’écriture était certes un exutoire à la souffrance, à toutes les souffrances, devenues blessures qui se refermaient un peu, en arrière-plan… mais pas que. Certains ont cru qu’écrire moins équivalait à aller mieux, mais cela ne fonctionne pas comme ça chez moi… Je voulais continuer à écrire, quoiqu’il arrive, sans me forcer. En ce moment, j’arrive peut-être plus ou moins à ce que je veux au niveau de l’écriture ou de ce blog (mais arrive-t-on vraiment jamais à ce que l’on veut ? J’en doute).

Et pour finir sur quelque chose qui n’a pas grand chose à voir, à part encore parler de moi (mais je vous signale que vous êtes sur mon blog) : j’entends ou lis dernièrement que je serais une fille qui sourit beaucoup. Preuve qu’on a vraiment une vision déformée de soi-même, j’ai au contraire l’impression de passer mon temps à faire la gueule. Comme quoi…

(Il faut croire qu’il n’y avait pas assez de texte dernièrement et trop de photos, j’ai rattrapé ça :D !)

photoblog ?

12-jan-10

En ce moment, je n’ai pas grand chose à dire, mais l’envie de partager des moments à travers des photos.

Rayures nocturne Ninja chez MiLK.
Lectures. Répète nocturne

Et puis ces clichés résument bien ma vie de ces derniers jours : je lis, je vais chez des gens / papote avec eux, je fais un peu les soldes, je répète.

Bon, à ça, il faudrait ajouter que j’ai l’impression de passer mon temps à manger, mais chut, c’est le mois de la galette…

Le temps passe sans que je m’en rende compte, les journées filent, remplies, il faut croire que c’était vrai : sans souffrance particulière, l’écriture chez moi marque moins.

Légende des photos : Holy Grail ! Nos chaussettes sont toutes rayées ! / Je pourrais presque construire un mur de bouquins non ? / Le Ninja chez MiLK / Je n’ai jamais lu Barjavel, rattrapons ça / Ca faisait bien longtemps qu’on n’avait pas fait de répète, on a réussi à massacrer Be My Baby / A-t-elle tué le loup pour s’en faire un bonnet ou le loup lui mange-t-il la tête ?

Pas d’introspection, c’est fou ça.

10-jan-10


1h30 du matin.

Une journée calme, qui succède à une autre, tout aussi calme.
Silence. Silences ?

Je ne suis pas insomniaque, j’ai besoin de dormir. Mais une (mauvaise) habitude de me coucher tard, tout simplement parce que j’aime ces heures du début de la nuit, silencieuses, quand tout est calme, excepté le glouglou des radiateurs qui chauffent. Et la neige sur les toits, par la fenêtre.
Savoir qu’il fait froid, glacial ces derniers temps, et qu’on est au chaud.



Le macbook sur les genoux, assise sur mon lit, une -chaude et nécessaire- couverture sur les motifs de la couette. 3 pulls pliés et posés sur le rebord du lit, un autre, celui porté aujourd’hui, jeté sur un autre rebord.

Un ukulele. Je me suis récemment rendue compte que ça me calmait, d’en jouer, un peu. Un peu.

Une pile monstrueuse de livres à ma droite, qui en deviendrait presque… qui en devient désormais rassurante. Terry Pratchett, Neil Gaiman, Daniel Pennac, Susanna Clarke, Nicolas Bouvier, et bien d’autres, s’entassent en attente d’être lus. Ils patientent. Ils rassurent.



Et un bordel environnant toujours pas rangé.
Et dormir, au chaud.

En ce moment, il y a des gens, je suis contente de les connaître… ils se reconnaitront par cette photo.

Et sinon, ne le dites pas trop fort, mais à part mes petites angoisses habituelles, mes remises en questions perpétuelles, mes petites crises, et une légère frustration sur un sujet précis, je vais plutôt bien en ce moment… si, si…

Et le reste des photos c’est toujours par là.

Nouvelle Année, même trajectoire.

07-jan-10

De quoi allait parler le premier post de l’année sur ce blog ? D’interrogations, questionnements, comme d’habitude ? Sans doute. D’apparence, en fait. D’apparence physique.

Mais un aparté : cela ne m’a jamais été autant égal de passer à une nouvelle année. Il m’a fallu, je l’avoue, toute ma motivation quasi inexistante pour me décider à sortir (tard) de chez moi, après m’être habillée de façon aussi festive que mon humeur non festive pouvait me le permettre. Je n’étais, aussi étonnant que ce blog peut le laisser paraître, pas déprimée ou quoique ce soit de ce genre là : je n’avais simplement pas envie de me forcer à sortir, après plusieurs semaines passées à être dehors quasiment tous les soirs. Le paradoxe : le seul soir où la plupart des gens sont dehors, je voulais le passer chez moi à lire tranquillement.
Mon premier vrai sourire de l’année nouvelle, le moment où je me suis sentie moi-même et tranquille, je le dois aux trois personnes que j’ai vues (presque) par hasard en ce premier janvier. Un film contemplatif (le dernier Jim Jarmush, The Limits of Control) dans une petite salle d’un quartier où j’ai fait mes études et ne mets guère plus les pieds depuis, une douce somnolence en opposition au froid mordant extérieur, du bavardage tranquille.

L’apparence, donc. Les apparences.

Ma dernière conversation téléphonique avec ma “soeur” aurait de quoi laisser rêveur tout psy qui se respecte. Je ne me m’aime pas, physiquement, comme sans doute beaucoup de gens : mais chez moi, cela confine sans doute à la névrose, la certitude que je ne suis pas bien, pas belle, quasi une erreur naturelle. En y réfléchissant ces derniers jours, les raisons me paraissent évidentes, claires, mais ne changent rien, sinon pas grand chose, à ce que je perçois de moi même. J’ai été une adolescente ingrate, avec des lunettes énormes, mal habillée, une maigreur affolante, timide à l’extrême, et je vous épargne la liste complète. Des années plus tard, malgré le temps, les changements, je me vois toujours de cette façon là, impossible d’y échapper (ah, si, je vais en faire hurler certains, mais je me vois à la fois trop mince et trop grosse, dans le sens mal proportionnée, si si). Contrairement à ce que l’on pourrait croire, je ne dis donc pas “ah, je me trouve moche” pour qu’on me dise le contraire : je le pense. Et j’en arrive à des théories pour expliquer le fait qu’on me dise l’inverse qui font frémir visiblement mes interlocuteurs : mes amis sont gentils, veulent m’épargner la vérité, mais finiront bien par l’admettre un jour, à la fin, que j’ai raison sur mon apparence. Je vous épargne aussi la suite.
L’autre raison tient à… ce qu’on m’a fait. Je ne m’étendrai pas là dessus, pas cette fois.

Tout cela pour en arriver à mes dernières réflexions sur moi-même, puisque qu’il s’agit, comme toujours sur ce blog, de cela. Ce que je pense de moi conditionne ma façon d’être, mon attitude envers les autres. Les choses changent, petit à petit, mais me convaincre que je vaux quelque chose comme personne est encore, souvent, un combat quotidien. Etre sur scène, par exemple, n’est PAS une chose aisée pour moi, pas naturel, et je me demande souvent pourquoi je le fais. Pour dépasser mes peurs ? Parce que, finalement, j’ai envie d’être fière de quelque chose, de faire des choses dont je ne me serais pas cru capable ? Sans doute. Une thérapie, quelque part. Et un certain plaisir, aussi.

Répétition 1 Toy Piano
(photo par Anne).

Avec le temps, peut-être que j’arriverai à me dire, oui, on peut m’aimer, m’apprécier, et cesser de m’excuser d’exister. Avec le temps.

Une réflexion étrange : bien que depuis des années mes meilleurs amis me soient venus d’ici ou plus généralement du net, les choses sont aussi en train de changer de ce côté là, et j’en suis la première étonnée.

En attendant, les jours passent, entre piles de livres, gens à voir, tri continuel, cinéma, mails qui s’entassent, envie de repartir, répétitions, concert auquel on ne s’attendait pas, interrogations, froid, surprises de Noël (merci).

Et dans ma tête, j’ai toujours 4 ans.

Merci Mog et Mony ^-^
Bonne Année à vous…