Skip to content

Ce gâteau vert.

03-mai-12

(Tout ça pour ne pas mettre en titre “Cake au Matcha et Framboises“).

Je suis nulle en cuisine. Si si, vraiment.
Tout ça parce qu’à l’adolescence, ou bien avant, je me suis refusée à apprendre à cuisiner parce que le faire aurait sonné le début d’une corvée quotidienne de cuisine pour ma famille (celle avec laquelle j’entretiens donc d’excellents rapports, ceci est de l’ironie). Et aussi parce que ma mère n’a finalement jamais eu la patience de m’apprendre.
Et aussi, tout bêtement, parce que chez moi, on mangeait pour se nourrir, pas pour apprécier la nourriture. Bon.

Avec le temps et des amis TRES DOUES en cuisine et d’autres assez présents et patients pour me faire comprendre que ce n’était pas si compliqué, je m’y suis mise, petit à petit. Depuis quelques années, je découvre même que j’aime bien ça. Comme quoi…

Naturellement, les premières recettes que j’ai commencées à faire régulièrement ont été plutôt du sucré. Il y a deux ans, sur le blog que j’adore de Nanikaa, je tombe sur la recette du cake au matcha. Je tergiverse et je finis par m’y mettre, d’abord sans les framboises une première fois, puis avec. Bilan, deux ans plus tard, c’est un des gâteaux que je cuisine le plus souvent pour des anniversaires ou autre occasion.

Bon, comme je ne prétends absolument pas savoir faire des photos aussi jolies qu’elle, et que je ne suis pas une blogueuse cuisine (tenter de catégoriser ce blog et rire), j’ai fait ce que j’ai pu avec mon appareil photo en essayant de ne pas trop ralentir le processus de préparation en même temps (ben oui, j’étais pressée en plus !).

    Untitled

    Alors, déjà, il vous faut du matcha, qui est, de fait, de la poudre de thé vert. Et c’est VERT. Voilà. Ca se trouve, eh bien, dans les épiceries japonaises ou dans les supermarchés bio. Et c’est pas donné pour être honnête.
    (On me souffle que donner la recette sans raconter ma vie serait pas mal, mais ce serait faire injure à ce blog, non ?)

    Matcha Cake

    Non seulement c’est vert, mais quand on mélange tous les ingrédients, ça donne une drôle de consistance. Je vous assure, à la fin, c’est bon.

    Allez, je craque, la recette d’après celle de Kaori Endo donc :

    250g de farine.
    Une demi cuillère de levure chimique (ne faites pas comme moi qui ai oublié d’en mettre une fois).
    Un peu de sel
    30g de thé vert Matcha (ou moins. Je n’ai pas encore essayé avec moins).

    100g de beurre (doux, dit la recette, mais je mets du beurre demi-sel parce que… parce que).
    20cl de crème fraîche.

    3 œufs entiers.
    2 jaunes d’œufs.
    330g de sucre en poudre.

    Une bonne quantité de framboises, genre 100g (mais en fait comme vous voulez, et je prends les surgelées de chez Picard).

    Commencer par préchauffer le four à 180°C.
    Mélanger farine - matcha - levure chimique - sel -> dans un saladier moyen.
    Faire fondre le beurre et ajouter la crème fraîche, mélanger -> dans un bol.
    Battre les œufs entiers, les jaunes d’œufs, le sucre avec un batteur -> dans un grand saladier jusqu’à ce que ça soit crémeux (je n’irais pas jusqu’à dire, comme dans la recette originale, “blanc et épais” : je n’ai jamais réussi !).
    Rajouter le mélange farine / matcha etc -> dans ce grand saladier.
    Rajouter le mélange crème fraîche et beurre -> dans ce même grand saladier.
    Tout mélanger.

    Hop, mettre la moitié environ du mélange bizarre dans un … eh bien, un moule à cake, ou bien un moule à gâteau à parts inégales de, par exemple au hasard, Konstantin SLAWINSKI (le SL14) dont je suis fan.
    Rajouter les framboises.
    Verser le reste du mélange tout vert là.
    Rajouter encore des framboises, les repousser dans la pâte (à ce stade vous avez normalement les doigts complètement verts, très très seyant, en plus ça colle).

    Mettre au four. La recette dit 40′ mais j’en suis plutôt à une heure la plupart du temps (oui, ça cuit lentement).
    Pour vérifier si c’est cuit, la bonne vieille méthode d’enfoncer le bout d’un couteau dedans (je fais ça avec une baguette, évidemment, je suis asiatique, ha hem).

    Démouler. Saupoudrer de sucre.

    Matcha Cake

    Prendre une photo, et attaquer le gâteau.
    (Et répondre aux gens “non, il n’est pas à la pistache”).

    Untitled

La recette vient du site Marie-Claire Maison, Kaori Endo pour Rose Bakery.

Interlude photographique (10) ↩

03-mai-12

Des photos d’avril.

Chez L&L.

Le Japon au Jardin d'Acclimatation

jpeg.

Jardin d'Acclimatation

Le Japon au Jardin d'Acclimatation

Thé chez des amis, Japon au jardin d’Acclimatation (y aller, c’est chouette ! jusqu’à mardi), ce chat est à l’origine de ma rencontre avec elle & lui, parfois je prends des photos comme ça, de nouveau le Japon à Paris.

Avril par là.

Je redécouvre le plaisir de prendre des photos, et en être (presque) satisfaite…

Je sais, je devrais…

30-avr-12
Cet après-midi a été extrêmement constructive pour mon chez moi, mais alors pour le reste... #home

Je sais, je devrais écrire sur ce voyage, sur ces voyages, finir de trier mes photos, continuer mon récit. ✎

Mais à vrai dire, je crois bien que je ne suis pas encore tout à fait rentrée dans ma tête.
Lente, comme toujours ? Ca fait un mois.

Je ne voulais pas rentrer. D’abord, bien sûr, parce qu’en vacances, on n’a jamais envie de rentrer : la vie est différente, tous les jours, on découvre des nouvelles choses, libre, hors de la routine, hors du temps - en parlant de notion de temps, j’ai beau savoir qu’on est en mai, j’ai cette curieuse sensation qu’un bout de mon temps ici est passé à la trappe, bien évidemment, et le temps qui passe en ce moment le fait d’une façon discontinue, discordante, irréelle. Je me suis retrouvée à contempler la carte du métro parisien en me demandant pour la première fois depuis des années où était telle station et comment déjà y accéder. J’ai bloqué pendant bien 10′ à essayer de retrouver le nom d’un site que je consultais quasi tous les jours avant de partir. Les habitudes sont-elles finalement aussi ancrées qu’on le croit ?

Je ne voulais pas rentrer aussi parce que je ne voulais pas me retrouver confrontée à certaines choses. Ma famille, oui, mais aussi l’état de mes relations amicales, qui dernièrement, cette dernière année, me semble se déliter à une vitesse affolante. La faute à… tout et rien, finalement, mon évolution personnelle qui laisse de moins en moins de place à celle que j’étais avant, si patiente, si compréhensive, si conciliante. Les gens autour de moi qui évoluent différemment. Comment espérer, désormais, que tout pouvait rester comme avant ? Encore une fois, croire que les choses peuvent durer sans heurts et sans changement est illusoire même si on aimerait tellement.

J’ai à la fois la nostalgie des moments passés et l’impression diffuse que vieillir, grandir, c’est en quelque sorte affirmer ses contours initialement flous. Tel un croquis fait à la hâte, un crayonné, au pastel, j’avais l’impression d’être délicate et un peu transparente, un brouillon de personne, modifiable à volonté. Voilà que les contours donc s’affirment, plus nets, bien plus visibles. Plus difficiles à changer, aussi. Quelqu’un m’a dit récemment que j’avais une vraie personnalité : j’en suis restée étonnée, gardant encore cette idée de ce moi si adaptable et indéfinie. On m’a aussi reparlé de ma capacité à apaiser autour de moi, j’ai ri. Un proche parlant de mon manque de patience aura sans doute bien plus raison sur mon véritable caractère…

Des questions, je m’en suis toujours posée, mais elles sont différentes à présent. Des questions sur ce qu’est la moralité, les choses à faire ou à ne pas faire, les arrangements personnels qu’on est amené à faire avec soi même pour pouvoir continuer sans trop culpabiliser, et tellement de choses de ce genre… Mes décisions sont-elles les bonnes ? Il faut déjà les assumer. Et durcir les contours. En cette période un peu étrange, avant ce second tour, où les gens autour de moi semblent près à presque s’écharper pour leurs idées politiques ou simplement morales, mes réflexions trouvent une drôle de résonance dans un climat tendu pour tous.

(Mais pourtant j’ai toujours aimé les crayonnés…)

Perth & Fremantle (”le voyage”, part 1)

16-avr-12
Préparatifs (merci Violaine !)

Je préfère ne même pas tenter d’imaginer combien de parties cela va me prendre pour relater ce voyage de presque trois mois… (n’oublions pas que je n’ai toujours pas fini de raconter le Japon, que je pensais intercaler dans tout ça, histoire de vous perdre pour de bon) et tout le reste… mais passons.

Partir aussi longtemps pose un problème de… place dans le sac. Un gros sac de randonnée, évidemment, parce qu’il va falloir essayer de prendre le moins de place possible dans, par exemple, le coffre d’une voiture à venir avec d’autres sacs de randonnée ; parce qu’aussi, ne nous leurrons pas, plus vous avez de place, plus vous allez avoir tendance à remplir cet espace vide. Autant compacter, donc.

<-- Ca n'a pas l'air, comme ça, mais ça m'a sauvé la vie pendant tout le voyage, ce rangement.

A ce sujet, je tiens donc à remercier l'amie qui est passée la veille de mon départ pour optimiser le rangement dans mon sac à un point que je n'aurais même pas cru possible...

(Et puis pendant presque trois mois, tu mettras presque toujours les mêmes vêtements, ceux qui sont dans ce sac. Ca simplifie bien le "qu'est-ce que je vais bien pouvoir mettre" classique devant une penderie pleine, hein)...

Perth

Dix-sept trente de vol. Je n’ai réalisé que plus tard qu’atterrir à Perth, à l’ouest de l’Australie, nous permettait d’éviter beaucoup plus d’heures de vol que si nous avions choisi, au hasard, d’arriver à Sydney. Je faisais partie de ces gens qui ne parvenaient pas à dormir en avion… eh bien, j’ai bien changé… à force. L’idée même de devoir passer plus de dix heures dans un avion doit sans doute conditionner l’esprit à finir par se fatiguer d’avance, mais à force de fatigue (oui, ce fut un voyage fatigant), j’ai développé une aptitude à m’endormir instantanément dans les transports, en particulier en avion (et là, tu es contente d’être petite finalement).

Perth. Ce récit ne va pas très bien commencer, puisque j’ai très mal supporté la chaleur lourde, écrasante, qui nous a accueillis dès l’arrivée (pour mémoire, en partant de Paris, il devait faire dans les 12 degrés), avec ses presque 40 degrés. Je ne saurai donc jamais si mon avis sur Perth restera conditionné par mon état de fatigue et de peu de résistance à la chaleur, mais je ne garde pas de la ville un souvenir impérissable. Ajouté à cela que le backpackers où nous étions était étrangement remplis de travailleurs / jeunes avec visa travail-vacances cumulant parfois jusqu’à trois petits boulots par jour, la plupart se traînant des têtes de dépressifs démoralisés (si si), que j’avoue ne guère me souvenir de lieux marquants dans la ville, et vous aurez mon avis (assez négatif, donc, au cas où hein) sur cette ville au milieu de nulle part, tout à l’ouest du continent australien.

Mais heureusement, il y avait de chouettes arbres.

Perth (jardin botanique) - photo par c&t
A Perth, sans mon chapeau, je pense aussi que je n’aurais pas survécu, en fait (photo par C&T).

Et heureusement aussi, le second jour, on a pris le train pour aller à Fremantle, une petite ville à l’ouest de Perth, sinon je n’aurais vraiment pas grand chose à vous dire du coin… parce que, oui, Freemantle, c’était chouette, c’était l’océan visible enfin, une chaleur plus supportable, et nous tentant de comprendre les règles du footy, sport national australien (bon, on a vite abandonné, c’était trop compliqué, mais ça se joue avec les pieds, les mains, et ils sont quand même 18 par équipe, je vous laisse imaginer). On a aussi visité un bout de prison parce que bon, l’Australie, c’est quand même le pays dont les habitants sont tous des descendants de prisonniers, mais il ne faut pas non plus trop le dire, il paraît que ça les vexe encore, parfois. Du coup, en photo, j’ai surtout des arbres, de la mer, et du ciel bleu. En même temps, ce fut une journée de siestes sous les arbres, alors…

N’empêche, la première fois que j’ai vu ce bleu de l’océan indien, je suis restée scotchée, je l’avoue.

Freemantle - l'océan, la première fois...

Freemantle

Freemantle

Freemantle - architecture

Freemantle - "les sapins à l'envers"
(Si quelqu’un sait comment s’appelle cet arbre que j’avais fini par surnommer “le sapin à l’envers”, qu’il se manifeste). Merci à Aude de m’avoir dit que ça s’appelait un Araucaria !

Et, oui, c’est déjà fini, parce que j’ai comme résolution de faire plus court mais de poster plus souvent (on verra bien si je m’y tiens !).

Les photos sont par ici.

Nowhere

14-avr-12

Je ne fais rien comme il faut. Je devrais commencer par le début, vous raconter… mais je suis encore, finalement, en train de digérer tout ça. Et en plein tri, aussi.
Et puis j’avais envie de partager quand même quelques photos, celles qui ont l’air sorties de nulle part, qui pourraient sembler ratées car imparfaites, floues, bizarres, pas photos de vacances, ou “et on ne sait même pas où ça a été pris”. Ces photos qui n’ont aucun sens hors contexte, aussi.

C’est sans doute pour cela que je les aime.

Untitled

Untitled

Untitled

Untitled

Untitled

Untitled

Untitled

Untitled

Untitled

Untitled

Untitled

Home.

06-avr-12
Quai de métro.

Je suis rentrée.

Juste ces quelques mots, tellement étranges après tout ce temps.

Une semaine que j’ai (re)posé le pied sur le sol français, présenté mon passeport en disant “bonjour”, ce qui ne m’était pas arrivée depuis bien une quinzaine de passages par les contrôles d’immigration.
“Bonjour”.
Oh, reparler français, pour de bon.
Parler politique avec un chauffeur de taxi, it’s Oh So Cliché et pourtant…

Poser ses valises, regarder chez soi avec cet oeil de nouveau neuf, ne pas reconnaître (”c’était déjà là ça ?”) tellement…
S’endormir.
Se réveiller dans son lit. Chez soi.
Se réveiller au même endroit plusieurs fois de suite.

Avoir trop de choix pour s’habiller !
Trop sourire dans le métro, dans la rue, se faire prendre pour une touriste - surtout quand on a oublié de réactiver sa carte navigo - se balader avec des tickets de métro, tellement… touriste.
Voir les amis, ne pas savoir quoi leur raconter des mois passés, trop de choses vues, trop de ressentis, trop de trop.
Tenter quand même, avoir l’impression de ne pas parler de ce qu’il faut, ne pas savoir ce qu’il faut raconter.
S’endormir sur un canapé de fatigue.

Se sentir encore ailleurs, réécouter de la musique écoutée là bas…
Penser aux trajets en bus, aux paysages, à tout ce qui était différent, au temps passé, mais aussi aux gens qui manquaient qu’on a retrouvés - qui sont désormais sur le même fuseau horaire que vous, comme c’est étrange…

Je ne sais à vrai dire pas s’il m’est possible de vous raconter ces presque trois mois…

… mais me voilà, revenue par ici.

… Home, eventually.

Quatre-vingt quatre.

14-fév-12

Il est 19h30. 9h30 en France. Deux heures trente qu’un laconique “papy est décédé à 7h ce matin” m’a été envoyé. Une heure que je tourne en rond sans savoir ce que je ressens vraiment. Une heure déjà que  j’ai essayé d’appeler ma mère, cette personne qui refuse de m’adresser la parole depuis six mois parce que je ne me “comporte pas bien”. 

J’ai longtemps regardé son numéro sur mon téléphone, ne sachant pas quoi faire, quoi dire. Elle m’a dit qu’elle n’avait pas le temps de me parler. J’ai eu encore une fois cette impression d’être mise à l’écart. En même temps, oui, je suis loin, on ne peut plus loin, et elle n’avait rien à me dire. Rien à me dire sur le fait de perdre son père, cette personne qu’elle a haï toute sa vie, construisant tout autour de ça, même moi ? Rien à me dire sur ce cataclysme sous-jacent. Face à mon grand-père malade et affaibli depuis des années, je me suis souvent demandée si les milliards de souffrances et de rancunes accumulées par son entêtement et sa façon d’élever ses dix enfants disparaîtraient avec lui. Il est encore trop tôt. Trop tôt pour tout. Trop tôt. Ou trop tard, plus tard, parce que je ne serai pas là. Je ne peux m’empêcher de me demander égoïstement si mon absence sera rajoutée à la longue liste de mes torts…

Déjà, je dresse mentalement, l’un après l’autre, mes regrets. Lui parler davantage quand je venais encore. L’appeler même si je ne venais plus. J’aurais du, j’aurais du… J’en viens à prier je ne sais quel dieu de ne pas laisser mon inconscient m’accabler de remords, j’ai déjà tellement de mal à avancer… Je voudrais être là bas, mais je ne peux pas. Je le savais, pourtant. Aurais-je pu prévoir les larmes qui ont coulé alors que j’ignorais jusqu’à ses sentiments pour ses propres enfants, traumatisés encore aujourd’hui ? De mon grand-père, finalement, je ne savais qu’une chose, c’est qu’il aimait ma grand-mère et qu’on ne s’en est rendus compte qu’à la mort de celle ci, il y a quelques années. Pour le reste, qu’il était tyrannique, qu’il a fait un mal considérable à ses enfants au nom de traditions incompréhensibles, que dire, sinon que je suis en bout de chaîne, le produit de tout cela. Je ne sais pas ce qu’il va advenir. Pire, mieux… 

Moi, âgée de 5 ou 6 ans, le soir. Mon grand-père, qui ne manifeste jamais aucun sentiment affectueux, m’embrasse sur la tête. Pourquoi, comment ? Je ne sais pas. À peine remontée en haut, ma mère me reproche déjà d’être allée le voir. Je ne comprends rien. Je mettrai 30 ans à comprendre que je ne peux même pas servir de lien entre eux et que je suis juste un des innombrables objets de haine d’une querelle trop dure, trop ancienne. Je finirai par fuir bien avant la compréhension. Mais la compréhension ne suffit toujours pas. 

Il est 20h. 10h là bas. Ma mère s’apprête à entrer à l’hôpital, affairée, elle n’a pas le temps de me parler. Les années passent, mes angoisses du temps qui passent la concernant, me concernant, ne font que s’accentuer. J’aurais voulu être là bas, je ne peux pas. Mais est-ce qu’on estime que ça me concerne encore ? …

20h10. Les larmes coulent, mais je ne sais pas ce que je ressens, ni pourquoi je pleure. Je suis trop loin, dans tous les sens du terme, finalement.