Ce soir j'ai traversé Paris, pris un bus pendant 20', marché sous la pluie, mangé une part de tarte aux pommes-mandarines (ah non ça c'est bien), fait ensuite une heure trente de transport pour rentrer, parce que je voulais revoir ça :
Et je ne l'ai pas regretté. Beaucoup de plaisir à revoir ce spectacle tout simplement très poétique, drôle, deux heures qu'on ne voit pas passer.
(Et je crois que j'ai réussi à le dissocier de ... machin, avec qui j'étais allée le voir la première fois, juste après sa première "fuite" et son retour. Ce spectacle, comme beaucoup d'autres choses vues ou faites ou qui devaient venir, c'étaient mes envies, mes projets, et il ne faisait que me suivre, pour en profiter le plus souvent (ou ne pas en profiter d'ailleurs, pour ce que j'en sais finalement). Je... commence à me demander pourquoi je l'aimais. Ca me fait peur de me dire qu'en fait, je ne sais absolument pas qui il était en fin de compte, derrière tous ces masques, ces mensonges, ces faux-semblants... je me demande encore parfois s'il le sait lui-même. Et ce que j'ai pu percevoir de ce qu'il est, à partir de ce qu'il m'a fait, est monstrueux... et finira par m'indifférer, un jour, que j'attends.)
Thème imposé du cours d'aujourd'hui : nourriture. En fait c'est le thème de l'année, il faut bien commencer à faire des choses pour la fin de l'année scolaire. Honnêtement, tout comme les dégradés de nuages dans le ciel, les découpes des branches d'arbre, les couleurs des plumes de faisan, et bien d'autres choses peintes ou dessinées depuis octobre, je crois que je vais regarder d'un autre oeil les prochaines moules que je mangerai, ainsi que les crevettes : je découvre les couleurs. Bon, toujours pas fini (y'a-t-il une seule oeuvre que je vais finir ?) ...