Comme les petites filles, aujourd'hui, j'ai joué à me déguiser.

Sous la couette, je regarde le ciel en m'éveillant. Les étoiles collées au plafond en m'endormant.
Pas envie d'en sortir.
Pas envie d'affronter l'extérieur.
Les gens. Les mots. La dureté.
La vie.
Laissez-moi là dessous, bien au chaud, à rêvasser. A ne pas avoir à m'investir. Encore un peu.
Si vous saviez combien parfois il est étrangement habituel mais pourtant toujours épuisant de ressentir le moindre courant, changement d'humeur, crispations, lignes directrices de la conversation, et tenter parfois d'influer, mais laisser tomber, regards échangés, bribes de phrases qui veulent dire autre chose... J'aimerais parfois ne pas être capable de ressentir autant ces choses là.
Et pourtant, à la fois, je comprends si peu les gens.
Et pourtant, si rarement, il arrive que les choses soient simples et faciles et que je me sente enfin à ma place.
Laissez-moi là dessous, bien au chaud, à rêvasser. A ne pas avoir à m'investir. Encore un peu.





Commentaires
1. Le dimanche 4 janvier 2009 à 10:41, par Tonton
2. Le dimanche 4 janvier 2009 à 20:08, par karine
3. Le lundi 5 janvier 2009 à 19:23, par sironimo
4. Le mardi 6 janvier 2009 à 00:51, par littlesa
5. Le mardi 13 septembre 2011 à 22:07, par online jobs philippines
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