jeudi 30 octobre 2008
Les diablogues
Dans la rubrique Au théatre

Des raisons valables et moins valables d'y aller, et pour moi d'avoir aimé, beaucoup aimé.
- Il y a François Morel. Et c'est déjà une très bonne raison. J'aime cet acteur, ce comédien de théatre, quand il écrit, chante, déclame, lit. Il fait partie de ces comédiens que j'ai souvent croisés : dans l'excellente pièce Le Jardin aux Betteraves de Dubillard / dans son tour de chant Collection Particulière / en lisant Les Habits du Dimanche qui m'avait beaucoup émue ou en visionnant le dvd du spectacle du même nom / par hasard une après-midi dans une librairie à tenter d'expliquer le métier d'acteur à une petite assistance d'aspirants comédiens / au salon du Livre à lire des passages d'un livre d'Olivier Adam qu'il aimait.
- Il y a Jacques Gamblin, que je ne connaissais pas vraiment, et qui est excellent de drôlerie et de mimiques.
- C'est au Théatre du Rond-Point, où je me sens un peu comme à la maison à force, depuis des années. Et qui a toujours eu une programmation incroyable.
- Les fauteuils sont confortables, et c'est même traître, on s'y endort pour peu qu'on soit un peu fatigué...
- Ce sont des textes de Roland Dubillard, auteur drôle, intelligent, parfois obscur, certes. Je l'avais découvert il y a quelques années à l'occasion d'un festival Dubillard au... théatre du Rond-Point, où j'avais vu entre autres Si Camille me voyait, Où boivent les vaches et... Le Jardin aux Betteraves. Et je dirais bien que Les Diablogues font partie de ses textes les moins obscurs. Il faut lire, comme j'essaie de m'y atteler depuis longtemps, ses Carnets en Marge, sorte de journal intime qui part dans tous les sens.
- La mise en scène est bien (oui, c'est très plat comme argument).
Et au fait, ça parle de quoi ? Petites scènes courtes, dialogues entre "un" et "deux", personnages sans nom, conversations étranges jouant sur l'absurdité du langage.
N'étant toujours pas douée pour vendre un spectacle, je vous dirais bien qu'on passe une heure trente agréable, à rire, et qu'il faut y aller.


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