littlesa

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 31 mars 2008

lun
31
mar '08

friendly - edit de fin de weekend

Parce qu'un mélange quatre filles et un garçon mystérieux, ça ne donne pas forcément le résultat escompté. On parle de beurre salé, des décisions d'adultes ou pas, de films qui font pleurer, on fait des frises chronologiques, et on passe une bonne soirée.

La preuve en est, j'en ai fait un post très très simple, aussi simple que cette soirée de samedi (et croyez-moi, ou lisez-moi par ici, je suis loin d'être simple) ! Sans doute parce que la bonne compagnie suffit à me calmer.

Et c'est très bête, mais ça me fait très plaisir quand on me tend un livre qu'on pense que je vais aimer qui fait penser un peu à ce que je raconte parfois :) . Bon, le tout maintenant, c'est qu'il ne me tienne pas éveillée pendant la courte nuit qu'il me reste - eh bien non mais je l'ai fini... -, car, rappelez-vous, nous changeons d'heure, et pas dans le bon sens - eh bien ça a été assez dur de se lever ce matin en fait... -

Et dimanche, traverser tout Paris pour récupérer des affaires oubliées mais surtout pour voir des gens que j'aime...

Et qui m'ont fait passer une très très bonne journée, du genre où on ne voit vraiment pas le temps passer mais pas du tout du tout ! Et repartir avec de quoi lire, un stylo qui me rappelle quand j'étais petite, et le sourire.

Décidemment, ce weekend, et ces phrases simples, ont du bon. Je n'ai juste vraiment pas vu ce weekend passer, mais mon rangement n'a par contre pas du tout avancé :)

samedi 29 mars 2008

sam
29
mar '08

Birds

L'Andalousie, puis le Danemark, et Lisbonne.

Montreal, Tokyo, Victoria (?).

La première ligne, les vacances depuis un an.

La deuxième ligne, les endroits où il FAUT que j'aille.

Ce qui me retient ? Le passeport, rien que ça, si si (bon, ok, peut-être un peu les sous aussi, mais sauter dans un avion pour Montreal, pourquoi pas ? ;) )

En attendant, j'irais bien peindre et faire du vélo à l'île d'Oléron, faire une journée à la mer avec les filles, ou avec des garçons aussi d'ailleurs ;) , passer une journée à Londres, retourner à Bordeaux ou à Strasbourg (et en plus il y a le tgv maintenant !), et que sais-je encore ?

Hier, de chez moi, j'entendais les mouettes, la pluie, le vent, je me serais crue au bord de la mer par mauvais temps... Aujourd'hui, un peu de soleil qui transperce les nuages, les oiseaux du jardin piaillent déjà.

Et rien à voir, mais j'aime ce qu'il écrit là. Mais bon c'est Andrew Bird, on peut dire que je suis déjà acquise à sa cause... :)

vendredi 28 mars 2008

ven
28
mar '08

psychanalyse de conte de fées

Et si tu étais un miroir ?

Tu t'es construite avec un manque énorme, mais tu t'es construite quand même.
Et si t'approcher trop près et regarder en toi donnait le vertige ?
Le vertige...
Ou le reflet de soi dans le miroir pourrait terrifier ?

Quand on n'a pas le vertige, on n'a pas peur de se faire aspirer ni de tomber.
On te regarde et on reste assuré.
Mais si on l'a ?
Tu pourrais faire peur, avec tout ce que tu projettes malgré toi...

Ca ne veut pas dire que ce miroir n'est pas joli... ni inintéressant.
Juste que tout le monde ne peut pas s'en approcher.
Mais ceux qui y arrivent, l'ont-ils regretté ?
Ils sont peut-être même passés de l'autre côté.

S'être regardé en face, et t'aimer ?
Demande leur, à ceux qui sont restés...

jeudi 27 mars 2008

jeu
27
mar '08

Images - Lyon - vrac

J'ai un peu l'impression de faire défiler ma vie à travers ce tri de photos interminable... J'ai plus envie d'expression par l'image que par l'écriture en ce moment, même si je continue à écrire, sans cesse. Et envie de ranger, y compris les souvenirs.

En fait, j'ai rencontré Mlle C. et monsieur Gnaat pendant ce mois de juillet 2003, comme quoi ma mémoire n'est pas si bonne ! Dites-moi, comment a-t-on fait pour devenir si amis au fil du temps ? Ca ne s'explique pas, certes, mais ça a été tellement naturel que je n'en reviens pas. J'ai l'impression de vous connaître depuis très longtemps, je crois que j'avais cette impression au début déjà, tellement ça coulait de source, c'est très étrange.

J'étais aussi allée à Amsterdam & Londres, deux villes où je suis souvent allée, parce que ce n'est pas loin, parce qu'Amsterdam est une ville calme et accueillante à mon sens, que j'aime énormément, que j'avais découverte une première fois sous la neige - là, c'était l'été, il faisait beau, on se baladait pas mal...

Il y a presque cinq semaines de cela, j'ai passé quelques jours à Lyon. Pour voir de la famille - ce mot, je ne l'utilise pas à la légère - que je considère comme éloignée, certes géographiquement mais surtout du coeur des problèmes. Je ne saurais pas vraiment dire ce que j'en ai pensé finalement, sinon que c'était déconcertant mais pas désagréable (juste pas du tout l'habitude) de faire des choses "familiales", comme prendre des repas à heures fixes et avec un cérémonial que j'ai depuis longtemps oublié (tous ensemble autour de la table qu'on a mise préalablement), converser avec des cousins que je n'avais pas vus depuis si longtemps, aider aux devoirs, se promener dans le parc de la tête d'or (et regarder les girafes !) ou faire du mini-golf... Des choses toutes bêtes que je ne fais jamais avec ma famille proche que je ne vois plus.
Ca m'a sans doute fait du bien, même si, fidèle à moi-même, j'ai aussi passé du temps à me promener un peu toute seule, entre les pentes de la Croix-Rousse et celle de la colline de Fourvière, avec passage obligatoire par la Basilique. Lyon, pour moi, c'est surtout le Vieux-Lyon avec ses pavés (qui ne me changeaient pas trop de Lisbonne dont je revenais). J'ai sans doute un rapport un peu particulier à ce quartier que j'aime énormément.



(Le formidable dessin de moi et la girafe est de monsieur Malinois, sur le tableau de la Gnaat family, tenu par Mlle C. Oui, les crédits sont importants ;) )

Il y a eu aussi ce concert au Citron, mais ce monsieur en parle bien mieux que je ne pourrais le faire, et puis ça fait cinq semaines, et puis donc c'était bien.

Et en parlant musique, je vous laisse avec cette photo du groupe Revolver, qui jouait hier soir à la Flèche d'Or : encore une fois, un moment de bonheur "bulle", merci à eux.

mercredi 26 mars 2008

mer
26
mar '08

Innocence perdue ?



En parcourant les liens donnés précédemment de mon compte flickr, mon entourage m'a fait pas mal de commentaires, bizarrement, sur cette photo là... Des commentaires étonnés (à cause de la robe ? ^^) , des compliments aussi (c'est gentil), et puis un mot qui est revenu assez souvent : "innocente". et "gaie", aussi...

Comme si je n'étais plus trop capable d'être comme ça aujourd'hui, peut-être ? Je ne sais pas... J'avais 5 ans de moins, 27 ans, et plein, plein, trop de choses se sont passées depuis... J'ai tout bêtement vieilli aussi.

Je me demande ce que j'ai fait de cette robe, mais aussi de la Sabine de cette photo, tiens.... Il faudrait que je les retrouve...

mardi 25 mars 2008

mar
25
mar '08

Remontée graduelle

ou dans le temps : mai 2003, juin 2003.

Ceux (enfin surtout celles) qui ont un niveau d'accès différent à ce compte flickr et qui étaient présent(e)s à l'époque auront peut-être un choc à se revoir il y a 5 ans... (les autres, va falloir attendre que j'arrive à 2004, je vous ai pour la plupart curieusement presque tous rencontrés cette année là).

Pas grand chose à dire, je fais des choses, je vais mieux je crois, les amis supportent mon moral en dents de scie, j'ai rencontré une chouette fille avec laquelle j'ai papoté tout un après-midi, j'ai reçu et distribué des oeufs de Pâques, pris un retard phénoménal dans mes mails et je m'y mets demain, réussi enfin à voir Bienvenue chez les Ch'tis (pas trop mal) mais vu The Darjeeling Limited trois fois en même pas une semaine parce que ce film m'a vraiment fait du bien, et je me raisonne...

mardi 18 mars 2008

mar
18
mar '08

hop

Je suis trop triste / fatiguée pour continuer à écrire.

Ce blog ferme pour une durée indéterminée, courte, longue, aucune idée. Si vous voulez des nouvelles ou autre, vous pouvez toujours m'écrire (littlesa at gmail point com ). J'avoue ne pas avoir assez de force pour aller de moi-même vers les gens en ce moment, mais je répondrai.

Peut-être à bientôt.
mar
18
mar '08

Vertiges

Les qualités dont on me parle et que je suis censée avoir, la façon dont on me voit... j'ai l'impression qu'à mon niveau, être droite, honnête, juste, compréhensive est un fardeau... J'en deviens malade, d'être aussi exigeante avec moi-même....

J'en deviens silencieuse, à ne plus savoir m'exprimer...

Je deviens une personne perdue, à apprendre l'hypocrisie et le paraître...

C'est incompréhensible, mais faire semblant est peut être en train de me rendre dingue... Peut-être parce que je me suis reconstruite sur un rejet de tout ça... Ce qui est normal et naturel pour d'autres, pour plein de gens, ne l'est plus depuis longtemps pour moi.

Il faut que je m'en sorte, et très vite, je suis épuisée, illogique, irrationnelle, et je ne veux pas prendre de décision sur un coup de tête.

J'ai l'impression de me noyer ou de manquer d'air... et le tout avec le sourire.

lundi 17 mars 2008

lun
17
mar '08

Mise en abîme

Cet après-midi, j'ai écrit un message ici parce que ça n'allait pas. Et puis je ne l'ai pas posté : je le trouvais trop dur. Et à quoi bon : est-ce qu'il fallait vraiment que je laisse une trace de mon état, sachant que mon caractère me pousse à me dire que ça va aller mieux, à me raisonner, à prendre sur moi ? Et puis les heures ont passé, ça allait mieux. Quelque chose (la forme autant que le fond) me pousse à le déposer ici, mais de façon différente.

Visiblement, en ce moment, ça ne va pas.

Je serais bien en peine d'expliquer pourquoi. Quelque chose a du se détraquer il y a déjà plusieurs mois. Se lézarder. Se fissurer très lentement. Je ne l'ai moi-même pas vue, cette fissure, tellement elle a été lente à s'agrandir. Il y a des tas de petites raisons, une accumulation d'évènements différents, qui ont conduit à aujourd'hui, en ce moment, je vais mal, je remets tout en question, moi certes, mais mes relations, mon rapport aux autres, ma façon d'être, plus rien n'est naturel.

Je suis perdue et j'ai peur des autres. Je ne suis pas forte, je suis très, très fragile. Extrêmement fragile. Si vous vous demandez qui sont ces vrais amis que j'ai mais qui actuellement ne peuvent rien pour moi, parce que je n'arrive pas à m'exprimer, c'est très simple :

Ce sont les gens qui un jour, m'ont vue tomber.

Loin.
Très loin.


M'ont vue mal.
Inerte.
Silencieuse.
A la limite.

Tremblante de peur de moi-même.

Et qui sont restés. Ont attendu que je revienne.
Moi, je crois qu'ils savent bien que je pourrais me briser d'un coup. Et en ce moment, ils ne peuvent simplement rien faire pour moi.

Je suis, contrairement à ce que l'on pourrait penser à lire ce blog, très pudique. J'arrange ma façon de présenter ce que je ressens pour ne pas dire directement, froidement, les choses, pour moi, pour les autres, je n'en sais rien.

Je pourrais écrire :

(je viens de passer une demi-heure à sangloter dans ma salle de bains parce que je ne sais vraiment plus où j'en suis, parce que je suis terrifiée, perdue, parce que c'est trop dur, mais en plus ça ne l'est pas tant que ça, je peux m'en sortir, me raisonner, y aller doucement, étapes par étapes.)


Je pourrais écrire de cette façon, je viens de le faire, c'est une brèche dans la réalité de mon monde.

Mais on va refermer la brèche.


Ce n'était qu'une parenthèse. Mais de parenthèse en citation, la mise à distance fonctionne quand on lit de cette façon : vous serez moins touché.

Oui, le jeu de la forme, du style, du texte me fascine. On ne touche pas les gens de la même façon suivant la façon dont on écrit : ponctuation, rythme, ordre des mots, il y a une petite mélodie là dedans. Deux points, un retour à la ligne, des parenthèses, et tout se modifie. Le fait même que je décortique légèrement ma façon de faire vous éloignera de ce dont je parlais cet après-midi ; j'avais besoin de distance, j'ai tout mis en abîme, et pourtant, c'est une réalité.

Bon, avant qu'on ne me propose de m'interner à cause de ce que je raconte, je vais me coucher...

dimanche 16 mars 2008

dim
16
mar '08

32 ?

Tout à l'heure je lisais un blog de quelqu'un je ne connaissais pas (oui, ça m'arrive aussi) et j'arrive à un moment où il donne son âge (31 je crois).

Et là je me suis dit "ah tiens, il est plus vieux que moi".

Help.



Sérieusement, je ne sais pas comment je suis censée prendre ça pour ma propre santé mentale : je ne suis donc pas capable de me rappeler de mon propre âge, ou de me dire qu'untel est plus âgé ou pas que moi, j'ai visiblement et consciemment moins de 30 ans dans ma tête, est-ce que je dois m'en inquiéter ? ...

En fait, c'est drôle mais de me dire que je suis une trentenaire, je trouve ça comique / pas réaliste du tout...
dim
16
mar '08

Nerdz & MiLK

Allez ! Je vous le mets ! ^^

Le making of du générique de Nerdz, bien expliqué, et une interprétation du générique par MiLK et l'Homme Mystère, à voir absolument ! (Pauline, la fin te plaira, y'a des wiimotes !)




Rien à voir mais je suis en train de changer les diapos aléatoires de ce blog (oui, celle en haut à gauche, si vous ne l'aviez pas remarqué avant, est une image aléatoire), j'en avais un peu assez de voir toujours les mêmes, qui sont maintenant par là. Il n'y en a plus que deux qui tournent pour l'instant, j'en rajouterai plus tard (je suis en pleine période photoshop en ce moment, ah, j'ai rajouté une photo dans le post sur Le Combat Ordinaire, ainsi qu'un lien qui parle très bien de cette bd)...

samedi 15 mars 2008

sam
15
mar '08

ajout - et trente mille edits...

... et je me dis souvent en ce moment que je ne peux simplement plus tomber amoureuse parce qu'un coeur, ça se répare combien de fois ? Y'a pas une limite ? Genre "désolée mademoiselle, nous n'avons plus de pièces de rechange / assez de fil" ?

Je me demande aussi quelle est la base, le truc qui fait que je tombe amoureuse ou pas... et pourquoi on ne peut pas contrôler ça ? Et pourquoi ça m'a paru si compliqué de savoir vraiment ce que je ressentais et pourquoi ça ne se cicatrise pas plus vite ? Ca commence à dater là... Ah oui, peut-être parce que je n'avais pas réalisé à quel point, et surtout parce que même l'amitié ne m'est apparemment pas permise ? Du coup, pour aller mieux, forcément, c'est plus long.

Puis sinon ça, c'est bien.

Parce qu'en fait, je n'ai jamais été légère non plus, je fais juste très bien semblant.

Edit : et en fait, à le lire / regarder, je me rends compte que je n'ose pas commenter du tout, parce que beaucoup de choses me parlent / parce que j'ai peur que ce soit déplacé, bref....

vendredi 14 mars 2008

ven
14
mar '08

je ne sais pas qui je suis - jetons tout en vrac

Et c'est sans doute pour cela que ce blog ne ressemble à rien.

Je sais exprimer les sentiments. Et toucher (un peu) les gens. Question mille fois répétée, mais à part mes amis, qui êtes-vous donc, vous qui me lisez ? Avez-vous peur / pas envie de vous manifester, pourquoi me lisez-vous, que trouvez-vous ici qui vous pousse à revenir, pourquoi, comment, d'où... Je suis curieuse des gens...

Je sais écrire. Un jour, j'aimerais tellement être capable de vous parler de cette petite musique interne, ces pensées qui ne s'arrêtent jamais, des mots posés ici comme des pierres dans un ruisseau pour retenir le flot de mes interrogations, et voilà vraiment pourquoi j'écris ce blog, entre autres, et puis la musique donc, le rythme que je donne à certains textes, juste pour moi, pour qu'ils glissent plus facilement à la lecture, ou l'inverse... j'aime composer des textes.

Je ne sais pas pourquoi je provoque souvent des réactions violentes ou décisives. J'espère n'avoir jamais fait de peine à quelqu'un sans le faire exprès, mais je sais que ça a du arriver.

Je ne sais effectivement PAS en vouloir aux gens qui me blessent, je ne suis pas rancunière, j'oublie vite (trop vite)... Alors que j'ai tellement, mais tellement de mal à oublier d'autres choses...

Je dois avoir des vertus pédagogiques quelque part parce qu'apparemment je me fais plutôt bien comprendre des enfants quand je leur explique un truc. (Ah, expliquer l'informatique à des primaires, tout un programme).

J'ai une sensibilité exacerbée. J'ai pleuré la veille du jour où Mog et Mony sont partis s'installer à Montreal. J'ai aussi pleuré, bizarrement (quand on connait mon peu d'intérêt pour les chats) quand leur chat est mort.

J'ai appris que souvent, très souvent, on devient petit à petit ce qu'on affirme détester haut et fort, sans s'en rendre compte, quand on ne réfléchit pas assez. Du coup, ça doit être pour ça que je me remets sans arrêt en question.

Je peux passer des nuits blanches à lire (et avoir des cernes et une humeur massacrante le reste de la journée suivante). Quand j'aime une chanson, je peux l'écouter des centaines de fois sans discontinuer jusqu'à saturation.

J'ai des heures entières de ma vie dont je ne me souviens pas, pendant l'été 2006, mais je crois mes amis quand ils m'en parlent. Parfois je me demande encore comment ils ont fait. Je n'aurais jamais tenu face à ce que j'étais devenue. Et je suis plutôt contente d'en être sortie.

J'ai de la musique dans la tête toute la journée.

Quand ma mère a dit qu'elle n'avait plus de fille, ça ne m'a réellement pas fait mal, parce que j'avais déjà eu trop mal avant. J'éprouve parfois du soulagement à ne plus la voir.

Une amie qui voulait me défendre un jour a dit que j'étais très humaine, et ça m'a profondément troublée. Et touchée. Et je me suis engueulée avec elle au moins deux ou trois fois mais c'est une de mes meilleures amies, elle est loin, on est très peu en contact, mais pourtant, à chaque fois qu'on se parle, on est très proches.

Je veux bien admettre que je suis dépendante de mes amis, mais je me dis que n'ayant pas de famille, et me débrouillant seule pour beaucoup de choses, je peux bien avoir des faiblesses...

Je crois qu'on confond trop souvent opinion et jugement.

J'aimerais qu'on arrête de dire que je suis entourée, parce que je ne le suis pas tant que ça... Je suis solitaire mais ça ne se ressent peut-être pas.

Je ne sais pas pourquoi on retient toujours plus les critiques que les compliments... Peut-être parce qu'on se dit que les compliments sont là juste pour nous faire plaisir et ne reflètent pas la réalité ?

J'ai mis trois mois à dire à deux de mes plus proches amies pourquoi exactement j'avais de la peine, et les larmes sont enfin venues, parce que je ne pleure plus devant les gens. Je ne sais pas pourquoi je gardais ça pour moi, c'était un détail... J'ai toujours de la peine, mais c'est différent.

Je ne crois pas du tout en moi, même si je fais semblant tous les jours d'y croire... C'est une lutte permanente pour me dire que je vaux quelque chose.

J'aimerais qu'on m'accepte et qu'on m'aime pour ce que je suis, mais je ne sais pas qui je suis.

jeudi 13 mars 2008

jeu
13
mar '08

Bords bizarres



(un cours de nu d'il y a quelques semaines, fusain ou craie noire, je ne me souviens plus / recherche de couleurs ce soir au cours - j'ai beaucoup aimé le "si par exemple tu voulais dessiner un schtroumpf à l'ombre, pour foncer sa couleur, tu rajoutes les deux couleurs complémentaires" de Caroline...)

mercredi 12 mars 2008

mer
12
mar '08

post à titres sensationnels (hum)

Je ne sais pas ce qui m'a pris, un élan de motivation peut-être ? Toujours est-il que je participe au Pay-it forward de Mashenka ! Que j'ai d'ailleurs eu le plaisir de rencontrer ce soir au concert de Revolver (et de trois). Alors dans l'ordre :


Les règles du Pay-it Forward !


1 - N’importe qui possédant un blog peut participer.
2 - Les trois premières personnes à laisser un commentaire sur ce post en déclarant vouloir participer recevront un cadeau fait-main (et n'allez pas me dire que vous ne savez rien faire de vos dix doigts, je suis certaine que vous pouvez trouver !)
3 - Le cadeau sera envoyé dans les 365 prochains jours.
4 - En échange, vous devrez “payer à l’avance” (pay it forward) en faisant la même promesse sur votre blog (eh oui).

Bon, alors, à mon avis, il n'y aura pas de masse de gens motivés tenant un blog qui vont se manifester, voire pas, mais sait-on jamais...


Rencontrer une bloggueuse !


Je me souviens de cette rencontre au café suédois avec l'adorable Pauline.
Rencontrer une personne dont on lit le blog est toujours, pour moi, un moment délicat. On ne connaît pas la personne, on lit ses écrits, qui peuvent être plus ou moins personnels. On peut presque avoir l'impression de la connaître (enfin, visiblement, la plupart du temps, c'est plutôt les gens qui ont un peu l'impression de me connaître à force de me lire, vu qu'effectivement, je me dévoile pas mal par ici), et on a peur d'être déçus, peut-être, et de décevoir ? Je me demande bien ce qu'ont pensé les gens qui m'ont rencontrée en vrai après m'avoir lue pendant plus ou moins longtemps du coup, tiens...

Toujours est-il qu'en passant la porte de l'OPA ce soir, nous sommes directement tombées, on peut le dire, sur Mashenka qui passait devant nous. Je suis toujours aussi peu douée pour faire la conversation, je crois :) En tout cas c'est une très jolie jeune fille que je suis contente d'avoir rencontrée, avec laquelle j'aurais aimé parler un peu plus (une salle de concert n'est sans doute pas l'endroit indiqué, mais c'était pour la bonne cause), et qu'on reverra peut-être, pour un Emmaüs ou un thé ! Contente de t'avoir vue :)


Concert de Revolver, troisième prise


Parce que oui, c'est toujours bien. Même dans des conditions moins bonnes au niveau du son que les dernières fois, et puis ils prennent les difficultés impromptues avec le sourire, alors on a envie de leur sourire en retour. Un chouette moment encore une fois, donc. Ils rejouent, cette fois-ci à la Flèche d'Or, dans exactement deux semaines, le 25 mars (un de ces jours, il faudrait quand même que je songe à prendre des photos), et, sincèrement, vous devriez passer un agréable moment...
Et le myspace, évidemment !

Bon, et sinon, le groupe suivant, dont je tairai le nom parce que non quoi, était juste insupportable de caricature. Donc on a lâchement fui, après avoir quand même tenu un bon bout de temps (mais me rendant compte que j'attendais vraiment la fin de la chanson en cours avec ferveur, je me suis dit que ce n'était vraiment plus possible).

Et dans les infos essentielles et inutiles pour clore ce post qui part déjà bien assez dans tous les sens, j'ai acheté un short rouge. Non, je ne sais pas ce qui m'a pris...

mardi 11 mars 2008

mar
11
mar '08

et alors que le temps passe.

Je n'allais pas bien ces dernières semaines, il fallait que j'arrive à pointer et à identifier vraiment pourquoi. Petit à petit, en parlant avec successivement Mlle Choupinette, Mlle C., et aujourd'hui avec Mlle Vics (merci à elles de m'avoir demandé, de s'en être inquiété, voire d'avoir forcé la discussion), il y a des choses qui sont devenues beaucoup plus claires pour moi.

Je crois que vraiment, il faut que je cesse de faire passer les autres avant moi. Parce que je suis en train de perdre mon énergie à le faire. Parce que ça devient très confortable pour certains. Parce que je ne m'en rendais pas forcément compte, parce que beaucoup de choses que je fais sont devenues naturelles / instinctives / normales pour moi... comme :

- dans un groupe d'amis, faire en sorte que les gens ne se sentent jamais exclus quand plusieurs personnes se connaissent et ont tendance à parler de choses incompréhensibles pour d'autres (dévier la conversation)
- être constamment à l'écoute quand certain(e)s en ont besoin, y compris quand je ne vais pas forcément assez bien
- toujours penser d'abord aux autres relations : se dire que si x est l'ami de y à la base, même si j'ai des problèmes avec x, et que y devient un/e ami/e, je n'aborderai pas le sujet / je me dirai toujours que leur relation amicale est plus ancienne / plus importante et j'aurai tendance à me mettre en retrait. Faire donc encore passer les autres avant, avoir des scrupules sans cesse, alors que comme on m'a dit, ça ne devrait pas être mon problème si on vient vers moi. Mais non, je réflechis, je ne veux pas faire de peine, pas causer de soucis, mais à quoi bon, puisqu'on ne s'en rend même pas compte ?
- comprendre les sautes d'humeur / voire tenter de comprendre les changements de comportement et faire comme si de rien n'était parce que discuter, pensez-vous, c'est tellement trop compliqué (oui, je suis un peu énervée / fatiguée ce soir)...

Et tout ça, en fait, finalement, ça m'épuise. Et je ne m'en rendais même pas compte tellement je le faisais naturellement.

En définitive, je devrais vraiment écouter particulièrement ces trois demoiselles, et ce que la plupart des gens m'ont dit (et que je n'écoutais pas) : il y a ceux ou celles qui s'intéressent à moi (et réciproquement) pour moi, pour ce que je suis, et qui en général retiendront plutôt bien mon histoire et ce que je dois traverser parfois et en tiendront compte, et puis les autres, qui seront là pour leur propre intérêt, pour aller mieux, parce que je les écoute, ou pour ce que je peux représenter d'utile pour eux, et qui ne se rendent même pas compte de ce que je suis.

Et ceux là, je dois apprendre à ne plus m'en soucier, ou à ne plus, prosaïquement, me faire avoir... (oui, alors, là, par contre, ça va être plus difficile, naïve et sincère dans mes relations comme je suis)....

lundi 10 mars 2008

lun
10
mar '08

extrait

Simplement parce que j'ai trouvé ça très juste, comme de nombreuses autres choses dans Le Combat Ordinaire, très belle série en quatre tomes de Manu Larcenet, que je conseille vivement, très vivement même (à les relire hier, j'ai eu la gorge serrée sur certains passages... la fatigue, peut-être, mais pas que)...

J'ai longtemps confondu l'artiste et son oeuvre... ce n'est que grâce à la psychanalyse, par étapes successives, que j'ai vaguement pu dissocier les deux : on peut être un grand artiste et un sale con...
On peut faire des choses très belles en étant soi-même assez moche. On peut saisir toute la beauté du monde sur du papier mais n'en jamais faire partie... c'est étrange, comment peut-on être à ce point dépassé par ce qu'on fait ?
Mais si l'oeuvre est meilleure que l'artiste, pourquoi ne l'améliore-t-elle pas ? La main frôle le divin quand les pieds pataugent dans la médiocrité...
Que l'on préfère l'un ou l'autre, le messager et le message ne se fondent peut-être jamais... Mon boucher est un bonhomme abominable, mais son jambon sec est un pur bonheur...
L'art et la charcuterie.


(extrait du Combat Ordinaire tome 2, Les Quantités Négligeables).




J'ai trouvé ça très juste certes, mais je ne pense pas personnellement arriver encore à dissocier l'oeuvre et l'artiste en général : la réflexion est à creuser (c'est une chose à laquelle je pense de façon récurrente à chaque fois que je suis confrontée à l'art en général, devant des tableaux, des photos, en écoutant de la musique, etc).

Je réfléchissais à tout ça en écoutant / regardant le "tribute" aux Kinks, hier soir au Motel (décidemment)... Ca m'a donné envie de réécouter leurs chansons, d'ailleurs...

Edit : Un lien par ici qui parle très très bien de cette bd.

samedi 8 mars 2008

sam
08
mar '08

Touchée.

"Je ne comprends pas comment tu peux ne pas te sentir juste en colère, et en plus ça t'aiderait. Tu ne te mets jamais en colère contre les gens qui te font du mal parce que tu continues à les aimer, c'est ça ton problème."

Mm...

vendredi 7 mars 2008

ven
07
mar '08

Message personnel

Cher monsieur Gnaat,

Nous sommes actuellement, ma colocataire restante et moi-même, en train de faire le grand ménage (j'attaque le sol de ta cuisine) dans cet appart que tu nous laissés il y a maintenant trois semaines, car tu as le goût du risque et de l'aventure, à laisser ainsi la garde de ton appartement à une, puis quatre, puis trois, puis deux personnes. Ceci dit, il est vrai que cela fait déjà trois fois, et que tout se déroule plutôt bien à chaque fois. Quelques petites notes pour quand toi et ta petite famille rentrerez :

- Je n'arrive jamais à avoir le temps de lire un seul de tes nombreux livres, malgré mes résolutions. Mais cette fois-ci, j'en ai lu un ! (je t'en ai aussi emprunté un, au fait)...
- Nous n'avons pas, suivant tes instructions, rempli la machine à laver à ras bord, mais cette fois-ci le sèche-linge ne nous aime pas.
- Nous avons éparpillés nos affaires un peu partout et tentons actuellement de les rassembler. Mais je vous laisse une paire de chaussures parce que là, tout de suite, je me demande vraiment comment je vais faire pour tout ramener chez moi (Mlle C. se pose la même question). Il est probable que des chaussons restent aussi...
- Je n'ai toujours pas croisé la voisine d'en face.
- De très gentils voisins à vous nous ont demandé dans le hall de l'immeuble si nous étions les nouveaux locataires. Crois-tu que nous aurions du répondre oui ?

Je crois que c'est tout. Tu trouveras comme d'habitude des photos de ton chez toi avec des gens que tu ne connais pas sur mon flickr dans quelques jours.

Bien à toi, à Mush, Mimi et Melvil.

(ps : J'en profite pour te redire que rien que parce que je t'ai rencontré, ça valait le coup d'avoir ce blog. Et pas seulement pour ton appart, hein. Puis ce post là était gentil, vu mon état émotif actuel, je te pardonne même de m'avoir appelée Madame ! bisous et bon retour de vacances !).

jeudi 6 mars 2008

jeu
06
mar '08

Chiffres. et choc !

Cela fait trois semaines aujourd'hui que je ne me suis pas réellement posée chez moi, entre Lisbonne, Lyon, la coloc temporaire.

Est-ce que ça a participé au sentiment de plus en plus grandissant d'être décalée / étrangère à tout / ailleurs ? Ma vie est un peu contenue dans la valise que j'ai faite il y a trois semaines, et mon sac rose à fleurs... Finalement, on a besoin de si peu de choses, ça va m'aider dans l'immense tri que je m'apprête à faire dans cet appartement où je vis depuis bientôt six ans.

Quant à ce blog, il aura aussi six ans en juin. (mon dieu. Je viens d'avoir la TRES MAUVAISE IDEE d'aller lire mon premier post, le 12 juin 2002. C'est qui cette bécasse ? O_____ô Mais pourquoi diable avais-je autant besoin de donner l'impression d'aller bien, d'être aussi enthousiaste, c'est fou !).

Pour le coup, j'arrête ce post, il faut que je me remette :)
jeu
06
mar '08

Au Motel, il y a...

Histoire de me changer les idées, et après une après-midi un peu stressante de boulot... J'avoue, j'ai fini dans un endroit hype. Le Motel, pour tout vous dire, qui inaugurait sa deuxième session d'Open Mic.

C'est amusant, parce que j'y étais avec la même personne avec laquelle, il y a déjà presque un an, j'avais pour la première fois mis les pieds dans cet endroit qu'on pourrait définir comme assez branché, allez, utilisons les grands mots... Je ne m'y étais pas sentie à l'aise, Mlle Blondinette non plus, mais en personnes polies qui ne se connaissaient pas encore très bien, nous n'avions pas osé le dire l'une à l'autre... avant de, si, finir dehors, soulagées toutes les deux ! Ce qui nous gênait ? La faune qui y trainait, quelque chose entre le branché et le m'as-tu vu...

Entretemps, messieurs MiLK & Orouni ayant fait des concerts au Motel, nous avions un peu plus apprivoisé le lieu. Il y a eu aussi ce très beau concert d'Henri Sparrow avec (please) Don't Blame Mexico. Un très très joli souvenir...

Et puis avec Mlle C., on y a quand même poussé nos premiers "hou hou" de choristes inexpérimentées...

En définitive, y retourner ne me pose plus trop problème, même si j'avoue passer pas mal de temps avec Mlle Blondinette à regarder les gens passer, à détailler leur façon de s'habiller, leur façon de se tenir, histoire de trouver ce qui peut bien leur donner cet aspect tellement... hype. Et puis le jus de fraise y est bon (c'est très important, si si, je ne prends que des jus de fraise là bas, c'est devenu une tradition. J'aime les traditions qui n'ont aucune base, et un peu stupides, c'est encore mieux ;) )

Tout ça pour dire ? Qu'en fait, je ne savais même pas que les personnes qui tenaient l'endroit chantaient, et bien en plus. Et que Garciaphone, que j'étais venue voir, eh bien c'est vraiment très bien... De quoi donner envie de l'écouter plus longuement (car deux chansons, c'est vraiment trop court). Vous pouvez même aller écouter ses jolies chansons sur son myspace.

Et puisque ce post est rempli de liens musicaux, pourquoi ne pas aller ré-écouter un peu "ton coeur serait plus facile" de JOhn-JOhn, ou d'ailleurs toutes les chansons présentes sur son myspace ? :) Parce que je les écoute en boucle...

mardi 4 mars 2008

mar
04
mar '08

Aveu

Il faut que j'arrête de me jeter à fond dans mes relations affectives, amicales, amoureuses... Tout ce que j'y gagne, c'est une peine immense. Il faut que j'arrête de faire confiance. Ce que j'entends sur moi ensuite me fait trop mal, je ne m'en remets pas.

Ca tombe bien, en ce moment, en dommage collatéral de tout ce qui s'est passé ces derniers mois, je ne fais plus confiance à personne, ou presque, et je me suis refermée.

Je suis joignable au fond de la cour, à gauche, après la porte à code, la grille cadenassée, vous me trouverez sans doute en train de préparer le ciment pour mon petit mur en briques.

Et je ne sais toujours pas ce que c'était comme sentiment, ni de quel côté ça penchait, mais ça traîne à s'en aller... patience, paraît-il, tout finit par mourir.
mar
04
mar '08

Hasards & mélancolie

En l'espace d'une heure, parce que j'avais décidé de rentrer chez moi prendre des affaires, j'ai réussi à croiser successivement dans ma rue une amie et sa fille, ma voisine du second étage, et à tomber sur une amie du cours de dessin dans le bus de retour... Cette ville est toute petite. Leurs conversations m'ont fait du bien.

Ma petite colocataire temporaire repart demain et s'inquiète suffisamment pour moi pour me faire parler pendant tout un repas.... Mais je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas exactement ce que j'ai...

Je m'excuse auprès des gens qui m'ont écrit ces derniers jours... Mon manque de réponse tient à... quelque chose entre une fatigue émotionnelle extrême (j'ai bizarrement envie de pleurer à peu près dix fois par jour en ce moment, et parfois les larmes coulent sans que je parvienne à les arrêter) et l'envie de prendre le temps de répondre posément, et pas en 5'... Merci en tout cas... pour les mots, pour la musique, pour les dessins, pour... bêtement, juste de vous intéresser à moi (oui, ça va mal à ce point là en ce moment, je n'y peux rien, ça passera, ça passe toujours, non ?) ...

Il est certain qu'écouter "So sorry" de Feist ne va pas arranger mon état, mais j'aime tellement cette chanson...

Et rigolons un peu concernant l'horoscope du moment !

Mars retrograded back into your sign on December 31, energizing your life for the past couple of months. Now, it swims into Cancer and you may feel somewhat let down. Even if you're afraid that you'll miss the action, don't worry. Treat yourself to a gift of some quiet time. After all, you really could use the rest.

lundi 3 mars 2008

lun
03
mar '08

Geeks.

Ca y est, nous ne sommes plus que 3 filles... MiLK est parti.

Moi, plongée dans ma fiche explicative de tricot, à Mlle C. - Ca sert à quoi des anneaux marqueurs en tricot déjà ?
Siro, en train de jouer à guitar hero, relevant la tête - Ben c'est comme les ancres en code html non ?


Bon, c'était pour mettre un peu de légèreté dans ce blog, parce que mon humeur ne s'arrange pas, je remercie la personne qui m'a écoutée chouiner pendant je ne sais combien de temps, et je me fatigue moi-même là...

dimanche 2 mars 2008

dim
02
mar '08

Il est tard... ou tôt.

Bien sûr que je vais bien... mieux.

Suis-je lunatique ?

Je ne sais même pas d'où ça venait - ou je le sais trop bien. Ce soir, je me suis isolée, au milieu de beaucoup de gens.

On m'a dit, redit, répété, parfois reproché, d'être entourée, tellement entourée... D'avoir ces amis si proches, à qui je peux parler, qui parfois demandent "tu es sûre que ça va ?"... C'est une protection parfois, de savoir s'entourer. Quelque chose que je sais faire, que je me reconnais, que je trouve facile...

Mais ça n'empêche pas, ça n'empêchera jamais de parfois ne pas se sentir à sa place. Ailleurs. Dans ces moments là, on se sent isolée alors même qu'on parle, qu'on rit, qu'on en fait un peu trop. Pour ne pas se laisser gagner par la tristesse. Pour ne pas se sentir étrangère à l'agitation extérieure.

Parce qu'on sait que rien ne dure, mais que l'accepter n'est pas toujours facile. Que rien n'est figé, que les gens s'éloignent. Et qu'on n'y peut rien.

Il y a des jours, c'est comme ça, on n'arrive juste pas à oublier ce qu'on a perdu...

Et si vous aviez à quel point, mais à quel point, j'aimerais être, faire partie de ces gens qui tournent la page facilement, qui n'ont pas de regrets ou presque, parce que tout a l'air tellement plus facile pour eux... Et parce que je ne sais juste pas faire, ce ne sera jamais moi, je m'en rends bien compte.

samedi 1 mars 2008

sam
01
mar '08

Get around town

A bien y réfléchir et après cette soirée, ce groupe mérite bien un post entier.

Revolver, donc, la découverte du mercredi soir, en première partie d'Islands. L'envie de les revoir.
L'impression ce soir d'être dans une petite bulle, dans cette d'ailleurs toute petite, toute petite salle avec une trentaine de personnes au maximum...
Sourire, encore sourire, et rire, rire franchement. Deux guitares, un violoncelle, l'enthousiasme face à un clavier, la complicité tellement évidente sur scène. Avoir envie de se balancer doucement au rythme de la musique. Depuis quand n'ai-je pas autant souri et aussi longuement ?
Suis-je plus réceptive en ce moment, pour avoir autant eu l'impression qu'il y avait un peu de magie dans ces airs, cette douceur, l'harmonie de ces trois voix ? Juste heureuse d'être là, de partager ce moment.

Des titres en écoute par ici, mais il faut absolument aller les voir en concert :
le mardi 11 mars à 20h à l'OPA (9, rue Biscornet, Paris 12è) et
le mardi 25 mars à 20h à la Flèche d'Or (102 bis, rue de Bagnolet, Paris 20è).
(J'y serai probablement).

Et après ça, marcher longuement dans Paris, discuter, faire connaissance. Se dire, Paris, c'est chouette. Parler aussi.
Rentrer retrouver les colocs temporaires, raconter la jolie soirée.

Siro est rentrée avec des petits crayons mignons pour les filles de la coloc.
J'ai un sac rose à fleurs (qui aurait apparemment été acheté, on me l'a fait réaliser ce soir, inconsciemment à cause d'une très jolie chemise partiellement fleurie vue lundi soir), un petit gloss framboise, des barrettes fleuries, une écharpe rose.

J'aime les gens que je rencontre en ce moment, ceux que j'apprends à connaître, et ceux que je côtoie, avec lesquels les liens se renforcent ou se confirment.
Je vais bien... et ça n'a rien à voir avec le rose !