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vendredi 29 février 2008

ven
29
fév '08

Aiguilles, blog, jolis moments...

Lorsque je rencontre de nouvelles personnes par le biais (ou plus ou moins par) le biais du blog, on discute évidemment du blog, de sa finalité, de son utilité, du pourquoi, du comment. Il est clair que j'ai renoncé depuis longtemps à chercher les réponses pour moi-même à certaines des questions liées au fait même d'en avoir un. On tombe souvent d'accord sur le "chacun fait ce qu'il en veut", on constate que cela permet surtout de faire des rencontres que l'on pourrait difficilement faire autrement, de tisser des liens qui s'avèrent souvent très solides, et puis on papote d'autres choses, on fait justement connaissance...

C'est ce qui s'est passé l'autre soir à la jolie soirée tricoteuses chez Pauline, dont l'appartement est aussi mignon en vrai que sur ses photos. J'y ai croisé les consciencieuses tricoteuses Annabelle, Fanny, et Miss Milly. On a tricoté et papoté. J'y ai terminé les mitaines multicolores destinées à siro. J'y ai même parlé sport (c'est fou non ?), et on verra bien ce que ça donne, je vais essayer...

Et puis parce que je l'aime, ce post, parce que j'aime la question de Pauline et ses réponses et celles de ses lecteurs, parce que ça fait du bien, de chercher les réponses à ce genre de questions, allez donc faire un petit tour par là, histoire de vous demander vous aussi "et vous, vous aimez quoi ?"

jeudi 28 février 2008

jeu
28
fév '08

coloc et collage

Il est temps de vous avouer une chose inutile dans cette coloc, comme beaucoup de choses sur ce blog (un jour, me direz-vous en passant pourquoi vous me lisez ?) : il y a donc une webcam intégrée au mac que nous utilisons ici. Et depuis la première coloc, on passe pas mal de temps à faire des photos débiles. Comme celle faite le soir de l'arrivée de Siro, qui avait eu la bonne idée de ramener de charmants masques...



Quant à la photo du t-shirt, je reconnais qu'elle est là juste pour embêter Mlle C. qui l'aime bien ;)
jeu
28
fév '08

trois et quatre

J'avais encore envie de commencer ce post par un "on est toujours vivants", et puis je me suis dit, pourquoi ai-je besoin de le préciser ?

Hypothétiques raisons qui pourraient m'y pousser :

- D'un point de vue extérieur, on s'envoie des piques et on se tape même assez souvent, ce qui pourrait faire penser qu'on se supporte difficilement (et qu'on est assez maso pour décider de vivre ensemble pendant au moins une semaine en sachant tout cela)
- Mlle Cococerise a besoin de sommeil, or MiLK, Siro et moi-même nous couchons assez tard. Ceci dit, on a beau se coucher tard, c'est toujours plus tôt que d'habitude dans nos chez nous respectifs, si si... Enfin, pour remédier à tout cela, Mlle C. s'est acheté de l'anti-cernes (entre autres), donc tout va bien.
- La freebox, ou l'airport, ne marchent pas.
- La salle de bains ressemble à un champ de bataille.
- Les jours passent et mes colocs (enfin, une en particulier) me disent que je suis un petit tyran en puissance
- Les jours passent et JE dis que cette jeune personne est justement un petit tyran
- Mlle C., qui tient un blog de jeune fille hype, qui est connue pour son caractère doux et patient, nous a légèrement engueulés (à sa douce manière, bien entendu) MiLK et moi hier soir, ce qui fait d'elle un troisième tyran
- Il y a des travaux tous les matins, nous dormons tous très peu, certains encore moins que d'autres, et n'avons pas encore passé une seule soirée à ne rien faire, et ce soir ne dérogera pas à la règle

Mais ça continue de fonctionner, et plutôt bien. C'est plutôt drôle de se croiser par hasard les uns les autres comme avant-hier soir (Mlle C. se préparait activement paraît-il dans l'appartement sous les yeux de MiLK qui venait de rentrer, puis elle est allée me flanquer la frousse dans la rue en me disant bonjouuur, mes pieds fatigués et moi-même avons croisé MiLK dans l'appart - ah mais t'es là toi ? alors que je venais de claquer la porte - avant que nous partions donc tous chacun de notre côté), ou de se retrouver toujours par hasard comme hier soir, dans la rue, tous les quatre. Et le temps passe à toute vitesse (comment ça on est déjà jeudi ?). Même plus le temps de répondre à mes mails... Et puis :

- Entre filles on se ramène des petits cadeaux, des barrettes, des baumes à lèvres... (bon MiLK est un peu mis de côté sur ce coup là :p )
- Tout le monde (sauf moi, mais ça va venir) teste le super sèche-cheveux de Mlle C.
- On se fait des petits moments rigolos d'essayages de fringues ou de chaussures (Mlle C., MiLK ET l'Homme Mystère font la même pointure, l'auriez-vous cru !)
- Le soir, on s'entend papoter à voix basse de chaque côté du mur
- Choupinette Siro émigre dans mon lit tous les matins quand je me mets devant l'ordi et me demande si je tape des posts déprimants :)
- On croise, et c'est chouette, Eiram, et puis l'Homme Mystère le tyran, et puis Mr Malinois...

Et dans les occupations de ces derniers jours, une très très agréable soirée tricot en tout aussi agréable compagnie, une après-midi shopping de filles, un resto pour un bol de phô qui devient quasi une tradition, et puis un très bon concert d'Islands avec une première partie, Revolver, qui nous a donnés le sourire, un grand sourire...

mardi 26 février 2008

mar
26
fév '08

Et au deuxième jour...

- On est toujours vivants. Mais à quatre, le niveau de "on raconte n'importe quoi" devient très élevé...
- J'ai oublié mes chaussons, je me balade dans ceux, tous vieux, de Gnaat, mais du coup j'avance à deux à l'heure dans l'appartement...
- Il y a des travaux dans l'appart d'en dessous tous les matins, les réveils des uns et des autres sont assez difficiles, pour tout vous avouer... (sauf pour MiLK, qui se lève AVANT les travaux).

Et il pleut...

Mais voilà, j'ai l'impression d'être en vacances. Il y a énormément de rires qui résonnent dans l'appartement, ça fait du bien. Et j'ai beau en plaisanter, et on a beau se lancer piques sur piques, cette coloc ne pouvait que fonctionner puisqu'on s'entend bien.

Je me sens sans doute moins à part en ce moment, même si cette impression ne s'efface pas, parce qu'il y a toujours des décisions à prendre que je ne prends pas, des choses qui me rendent tristes, d'autres qui m'agacent, mais j'essaie, pour le moment, de ne pas y penser, ça éclatera bien assez tôt.

Quant à la seconde journée en elle-même, elle s'est achevée sur une excellente soirée en excellente compagnie, avec deux personnes de plus, des sujets divers évoqués (et des secrets avoués !), une raclette, et encore beaucoup, beaucoup de rires...

lundi 25 février 2008

lun
25
fév '08

Day one

Ca commence bien...

Mlle Cococerise, ce matin :
"Sabine, tu dors ? - mm ? - Non parce qu'il est onze heures trente - hein ?"

Bon, d'accord, on s'est couchés tard hier soir parce que c'était le début de la coloc à 4... Bon d'accord je ne travaille que cet après-midi mais quand même...

Mais où est passé le soleil d'hier, au fait ?

Et comment exactement fonctionne le système de répartition des sièges de la sncf, dites-moi ? Parce qu'il y a des hasards curieux, le genre à vous retrouver à regarder le mode d'emploi d'un instrument de musique de quelqu'un que vous connaissez et que vous n'aviez pas prévu de trouver là...

Bon, du coup, le temps du trajet s'en est trouvé considérablement réduit. Et je vous parlerai peut-être de ce weekend à Lyon, ensoleillé, familial, amical, musical, et même geek.

Et si j'allais travailler ?

vendredi 22 février 2008

ven
22
fév '08

Pavés

Après ceux de Lisbonne, allons un peu arpenter les pavés du vieux Lyon, et remonter en haut de la colline de Fourvière, ça me rappelera des souvenirs...

Parfois, j'ai l'étrange impression d'avoir eu plusieurs vies très distinctes, où j'étais tellement différente, avec des gens différents. Ce n'est pas une impression, finalement, mais bien la réalité.

Je n'ai plus grand chose à voir avec la gamine de 19 ans qui un soir, a pris la décision de prendre les menaces de sa famille au pied de la lettre. Je suis rentrée un soir. Mes affaires m'attendaient, emballées dans des sacs, avec un mot qui disait a peu près que si je ne me pliais pas aux règles étouffantes de ma famille, je pouvais m'en aller. Face à ça, qu'auriez-vous fait ? Ce n'était pas une vie... Et mes affaires étaient déjà emballées, sans doute pour me faire peur... Je les ai prises, je suis partie.

Est-ce que j'ai bien fait, je n'en sais toujours rien, mais j'avais tellement l'impression de ne pas avoir le choix... j'ai eu une vie cahotique depuis, j'ai ramé, pleuré des centaines de fois, me suis demandé ce que j'allais devenir plusieurs fois, ai eu, un été, l'impression que ma vie n'en valait pas la peine et que je n'arriverai jamais à m'en sortir. Ai souvent placé ma vie entre les mains de ceux que j'aimais, beaucoup trop, sans doute parce que je cherchais sans cesse ma place dans un monde où, tout bêtement, j'étais née dans une famille où je n'avais pas été désirée. J'ai cherché cent fois des compromis avec ma famille, cherché à faire en sorte qu'on m'accepte, enfin. Et puis est arrivé cet été 2006, le fond du puits, la coupure, tout ça...

Je ne sais pas si j'ai pris la bonne décision il y a maintenant presque 14 ans, mais je suis toujours là, et même si je me pose encore sans cesse des questions sur moi-même, je me sens... presque en paix sur beaucoup, beaucoup de sujets. Je n'essaie plus de me faire accepter. Je me suis détachée, petit à petit, même si parfois c'est dur, même si j'en pleure encore parfois. Ce que je suis devenue... découle essentiellement de tout ce qui s'est passé depuis cette décision de prendre au pied de la lettre la menace de ma famille. Et sincèrement, je crois que... ce que je suis actuellement me va.

  • Dans une autre vie, j'avais 19 ans, je vivais en couple, ça a duré presque cinq ans. Je voyais les mêmes gens tous les samedis, un groupe d'amis dont je n'ai plus de nouvelles depuis longtemps. J'ai été étudiante dans une fac. J'écoutais de la pop jap. J'étais terriblement timide. J'avais peur du regard des autres. Pour me protéger, je me créais un autre personnage, et personne ne savait rien de moi, ou presque.

  • Dans une autre vie, j'ai donné des cours à des étudiants américains, marché seule dans une ville (Boston) pour laquelle je conserve une affection étrange, et découvert que j'étais capable de bien plus que je ne le pensais. Et développé une aversion totale pour les donuts. Et les yaourts roses. Et fait des aller-retours entre ici et Boston pendant un an.

  • Dans une autre vie, j'ai encore vécu cinq autres années avec quelqu'un, découvert que j'aimais enseigner, me forçais toutes les semaines à aller voir ma famille, finissais de plus en plus en morceaux, pleurais de plus en plus sans comprendre vraiment pourquoi, je voyais des gens que je pensais plutôt bien aimer alors que je me demande aujourd'hui comment je faisais pour supporter certains d'entre eux (ce que j'appelais souplesse de caractère était surtout un manque d'affirmation de soi et de jugement basique), j'ai commencé mon blog, et puis j'ai rencontré des bloggueurs et des gens via le net... Et ce que j'étais en dedans a commencé à plus ressembler à l'image que je donnais... mais si peu, pourtant, parce que je croyais que je devais me montrer forte.

  • Dans une autre vie, il y a eu un an de grand n'importe quoi mais c'était salutaire pour moi, et nécessaire. Là, j'ai commencé aussi à comprendre ce que c'était d'avoir des vrais amis, petit à petit, très lentement... Et puis je me suis mise au dessin, à la calligraphie, à faire autre chose... Et je n'ai pas parlé de cette partie de ma vie à grand monde, en fait, de cette année bizarre, où j'avais une double vie.

  • Dans une autre vie, j'ai vécu un an et demi avec quelqu'un que j'aimais beaucoup trop pour mon propre bien, et ça m'a menée à... trop près du bord. Et là, j'ai réellement appris ce que c'était, des vrais amis. Quelque chose d'incroyable en fait. Et j'ai écrit, écrit, pour guérir, pour comprendre, pour avancer. Ecorchée, j'ai tout déversé. Et je suis devenue quasi la même personne en dedans et en dehors, parce que j'ai appris paradoxalement à faire confiance, malgré tout.

  • Et ma vie actuelle, c'est... celle que vous lisez presque tous les jours, en fait. Je l'aime bien. J'aime sincèrement les gens que je côtoie. Je parle beaucoup, j'ai envie de rire, j'ai horreur de faire semblant, je me sens plutôt apaisée la plupart du temps. Et la prochaine vie ?

Savez-vous de quel signe astrologique vietnamien je suis ? Le chat. Celui qui n'existe pas dans l'astrologie chinoise. Celui qui n'existe pas non plus chez les japonais. Celui qui, paraît-il, a plusieurs vies :)

En ce moment, le chat, il a envie de paresser tranquillement au soleil, ou de marcher sur des pavés...

jeudi 21 février 2008

jeu
21
fév '08

En attendant

Je vous en reparle plus longuement la semaine prochaine mais Mélanie Fazi sort un nouveau recueil de nouvelles, Notre Dame aux Ecailles, le 27 février, et cette sortie s'accompagne de la réédition de Serpentine, autre recueil de nouvelles que j'avais lu / dévoré quand je l'avais eu entre les mains. J'aime son univers, mais je vous en reparle :)



Une séance de dédicaces est prévue samedi 1er mars. Elle a aussi une page Myspace par ici.

(Et accessoirement, ou pas, voire pas, c'est quelqu'un de très bien ! :) )
jeu
21
fév '08

Tip



(extrait de l'interview de Neil Gaiman présente à la fin d'Anansi Boys).

Ok, est-ce que c'est pour ça que je lisais autant quand j'étais jeune ? En tout cas ça m'a fait sourire :)

mercredi 20 février 2008

mer
20
fév '08

Je passe...

...vous dire que je suis revenue de Lisbonne, un peu décalée. Et que peut-être j'en parlerai plus tard, à tête reposée.

... rapidement parce que je retourne bosser avant de repartir en weekend.

... pour aller voir de la famille (oui, j'ai bien écrit "famille") que je n'ai pas vue depuis... combien d'années ? On verra bien comment ça se passe. Il y a quelques semaines, j'ai réfléchi, pris mon téléphone et appelé... Ils vivent "loin", ils ne sont pas tellement en contact avec le reste de ma famille même si un peu, ce sont les plus "occidentaux" finalement (un de mes plus jeunes oncles qui a épousé une strasbourgeoise, et qui a si peu l'occasion de parler vietnamien, comme moi, qu'il l'oublie petit à petit depuis des années, comme moi...) alors voilà, je me suis dit, pourquoi pas ? Je n'ai aucun souvenir déplaisant d'eux, j'aimais beaucoup leurs enfants et leur façon de voir la vie... C'est un premier pas, après tout.

Et pendant ce temps... mouvements...

La demoiselle choupinette se prépare à arriver ici, et je suis pressée de la voir...
La Gnaat family est partie à l'autre bout du monde...
Vics & Airway sont partis quant à eux de l'autre côté de la Manche...
Mademoiselle M. devient parisienne pour trois semaines, et moi aussi bientôt, pour une coloc à quatre...

Vous ai-je déjà dit... même si je l'aime bien en ce moment... à quel point ma vie, parfois, me semble tellement étrange et différente d'il y a bientôt deux ans... ?

Et dans la rubrique "tout ce que j'ai fait à Lisbonne qui n'avait rien à voir avec la choucroute, pardon, avec Lisbonne", il y a eu : écouter des compils de country dont certaines chansons m'ont, mais oui, émue, parce que ça me rappelait mon enfance ; du tricot ; des gribouillis sur un carnet sans plus réfléchir ; de l'écriture ; et lire enfin, avec un bonheur inattendu, Anansi Boys, et en sourire dans l'avion.

A bientôt.

mercredi 13 février 2008

mer
13
fév '08

C'est n'importe quoi...

Je pars demain matin et je n'ai rien préparé.

Bon, allez, vu que plein de gens le savent déjà, je pars à Lisbonne et je suis super contente _(^-^)/ ! En plus, grâce aux conseils de monsieur gnaat, je serai dans un chouette coin, en appartement. Et il devrait faire beau la plupart du temps, du moins au début... ! Je ne sais pas à quoi m'attendre, je ne connais pas du tout, mais on verra bien :)

Un petit lien vers le post de choupinette.

Soyez sages pendant mon absence ! ^^

mardi 12 février 2008

mar
12
fév '08

Conversation résumée

Ce midi, devant un excellent tagine...

- tu es prêt à partir, avec toute ta famille ?
- mais non, je stresse ! (voir ce post) c'est dans une semaine, et je suis pressé de partir... et toi ?
- ben je pars après-demain et je n'ai rien mais rien préparé... (notes mentales qui défilent dans ma tête : faire une lessive, trier mes vêtements, faire mon sac, prendre le guide, la carte de métro, retirer des sous)... !!
- bon, et comme on part trois semaines, vous penserez à changer l'eau des poissons hein !
- euh... oui (marjoriiiiie, j'espère que tu y penseras, parce que moi je vais oublier, déjà que j'oublie de leur donner à manger)
- et puis pendant tes vacances va là, et là, et mange ça, et...
- mais je ne pars que 6 jours !
- ça va encore être bizarre de voir des photos de chez soi sur les flickr des autres...
- tu sais que si vous partez trop longtemps, je revends tes meubles ?
- ah mais tu n'as pas intérêt !

Voilà, je pars quelques jours après-demain, et j'enchaînerai directement avec la coloc (3ème du nom), à 4 cette fois ci...
mar
12
fév '08

iAtteinte et liens divers

J'ai un iPod touch.
(ça fait définitivement monter mon taux de geek-itude ) ...

Pensez à aller faire un tour par ici, sur le myspace de JOhn JOhn : j'adore "ton coeur serait plus facile", mais je l'aimais déjà avant :)

Ce post de Cococerise, qui porte bien son nom pour le coup ;) , m'a fait rire. Tu n'as pas une réputation de pochtronne, Marjorie ^^

lundi 11 février 2008

lun
11
fév '08

Je suis venu te dire que je m'en vais

Un dimanche soir, après une journée passée essentiellement à lézarder au soleil... On se dirige tranquillement vers un café pour aller voir ce jeune homme jouer, un concert où l'on va un peu à la dernière minute, avec un horaire pas très bien établi (18h ? 19h ?), un endroit inconnu, et puis même si l'on sait que ça va sûrement être bien, un peu dans l'inconnu...

Première bonne surprise, je retrouve cette jeune demoiselle, Julie Gomel, dont je connais les chansons pour avoir déjà assisté à deux de ses concerts. On s'installe... Je temporise, allez, je me lance sans réfléchir, je vais lui parler, me présenter, tout ce dont j'ai peur en temps normal... elle se souvient de moi, c'est fou... elle m'explique que Michael Wookey va jouer un peu tout seul, puis le groupe en lui-même, dont elle fait partie. D'accord. Je suis contente de lui avoir parlé... Ca va commencer.

Quoi dire ? C'était bien. Michael Wookey, je le savais, est juste doué, chante bien, joue bien, a un univers à lui, particulier, où l'on se laisse facilement entraîner. Et le reste ? Eh bien le reste...

Clint is Gone.
A un moment, perdue dans la musique, à écouter ces si jolies chansons, ce groupe qui fonctionnait si bien, dans ce café agréable avec la nuit qui tombait dehors, je me suis surprise à me dire "juste là, là, maintenant, je me sens vraiment bien". Il me semblait étrangement que c'était l'endroit où je devais être, à les regarder interpréter des chansons dont on ne se lassait pas, diverses et variées, belles drôles, émouvantes... Et le temps passait, sans qu'on s'en rende compte. Il y avait quelque chose de magique dans l'air.



Un dimanche soir, on prend des forces pour le lundi matin, on se laisse entraîner, c'est sans fin. Une reprise de "Je suis venu te dire que je m'en vais" chantonnée en partie par le public, quelques chansons plus tard, on finit par s'en aller.

Les meilleurs moments sont ceux auxquels on ne s'attend pas.

dimanche 10 février 2008

dim
10
fév '08

Ce post va en faire rire certains au fond

Mais moi qui me moquais un peu des gars de mon entourage qui ne portaient que des t-shirts de concert, il faudrait que j'arrête d'en acheter presque (je dis bien presque) à chaque concert. (Parce que je ne vais plus porter que ça cet été...)

Comme ce soir au concert du groupe Stars, excellent concert, avec un chanteur habité (par quoi par contre, on en a débattu, j'aurais dit la musique, Mlle N. aussi, MiLK pensait à autre chose), un public très canadien, et une scène avec des bouquets de fleurs. Des fleurs lancées régulièrement sur le public (ou sur la tête de certains !), ce qui a donné un joli parterre de fleurs à la fin...

Personnellement, une petite branche m'est quasi tombée dans les mains. Je l'ai donc logiquement déposée dans le joli vase offert par Vics & Airway...



(La première partie était assurée par cette jolie demoiselle).

samedi 9 février 2008

sam
09
fév '08

Lonely

(Yael Naim)



You are not alone... I am here with you
Even when you're scared, I'll never leave you
Standing in a storm...

Making it insane... Once again
I will try to unchain you, but you open your eyes to the sky
And whisper... That you are so

Lonely, you are so alone, you are so alone
You're so lonely, so lonely

So i'm coloring my face, while i am here with you
Imagining the landscapes of your sorrow
Is it yellow or blue ?

Coloring the sky, and the trees
And the clouds and the moonlight
I'd color your heart, if you didn't hide it...
Now you are so...

Lonely, you are so alone, you are so alone
You're so lonely, so lonely...
You are so alone, you are so alone
You're so lonely... So lonely...

And you wish you could just find home...
sam
09
fév '08

Hauts, bas, plutôt hauts.

Quelle drôle de semaine...

Un dîner improbable / agréable - le sourire...
Une alerte incendie - la panique...
Des larmes - des larmes...
Des "ça va toi ?" quand je ne m'y attends pas, de tous les côtés... Oui, ça va, ça va passer, merci...
Un début raturé / gribouillé / d'écriture plus cadrée - de la frustration...
La lecture d'Exercices de Style de Queneau dans le métro, que je n'ai jamais autant pris pour de longues distances que cette semaine... fatigue mais ça en vaut la peine...
Une pièce de théatre (l'Oulipo) où on a agréablement bien ri, surpris par une formidable mise en scène - des rires...
Un appel pour me demander des conseils en cuisine - non, mais attends, tu t'es pas trompé de numéro là ?
Un dîner où j'apprends à mieux connaître ma prof de dessin, qui a curieusement le même âge que moi, le même raisonnement sur beaucoup de choses, et dont je regardais l'agenda rempli d'esquisses - sourires timides...
Et puis la Nouvelle Année...
Et puis le sourire aux lèvres devant le Cirque Invisible... et encore le métro pendant une heure... heureusement que l'iPod est là !
Un dejeuner où je m'attendais quasi à voir seulement deux de mes cousins tout au plus et où on était finalement 7, à rire, à parler, et où je me suis sentie, étrangement, "en famille"... - rires, rires, ça faisait si longtemps...
Une amie qui appelle alors que je prends le soleil avant de retourner travailler, le sentiment de grandir et de changer avec elle depuis maintenant plus de dix ans, malgré tout - sentiment d'être à ma place, d'être ce qu'il faut...
Des élèves bizarrement en pleine forme... - à se demander si je ne les préfère pas fatiguées !
Un moment rigolo entre filles (et un garçon !) à choisir une monture de lunettes pour l'une d'entre nous, après moi il y a quelques mois, et avant une autre ! Ce moment aussi où on se fait reconnaître en entrant dans cette si jolie boutique, sur la monture de ses lunettes... - et puis c'était bien instructif.
Etre à 4 au premier rang pour Juno, presque pleurer (mais presque seulement) devant ce film dont je dois acheter la BO... - Belle & Sebastian, c'est bien.
Le Quick de Quai de la Gare finit par être le point de rendez-vous de nos fins de soirées / ciné... on commère, on papote, on rigole, et on se demande à quelle heure est le dernier métro...

Et ce soir, Stars en concert... penser à passer au Temple pour la nouvelle année... Et lézarder au soleil, avec un livre, au lieu d'attaquer son ménage :)

Note totalement private, mais Marjorie, je suis passée voir ce dont on a parlé hier soir, et j'ai réagi de la même façon que toi ; et d'autre part, j'ai eu beaucoup de mal à mettre des italiques dans ce post, au secours !

vendredi 8 février 2008

ven
08
fév '08

Funambule du rire

Tout ce qui est à l'équilibre extrême, à la limite, prêt à basculer d'un côté ou d'un autre... Ces spectacles où l'on ne sait si on doit rire ou pleurer, ou les deux à la fois, ou qui jonglent entre tout ça. Parce que la vie ne peut être et ne peut pas seulement passer du rire (de l'enthousiasme ?) aux larmes (à la tristesse ?). Parce que la vie, c'est souvent, pour beaucoup de gens, ce fragile équilibre, où on se sent plutôt vivant, pourtant. C'est sans doute pour cela que l'humour étrange des spectacles d'Edouard Baer me touche autant. C'est certainement aussi pour cela que je ne me lasse pas de ce qui suit.



La respiration retenue à la regarder elle, Victoria Chaplin, se promener sur ce fil, personnage blanc, aérien, qui aurait presque pu s'envoler. La beauté et l'émotion de ses scènes, les costumes, la musique. Se rendre compte qu'on a les yeux écarquillés, les mains parfois jointes, à regarder, à contempler, à... aimer.

Son regard, mon dieu, n'a pas changé depuis la dernière fois.

Les mains rouges encore d'applaudir, mais ne pas pouvoir s'arrêter, et tellement rire, les rires enfantins dans la salle, se surprendre à rire si spontanément... aux blagues potaches de Jean-Baptiste Thierree.

Deux heures d'émerveillement.

Il y aura toujours ces trois spectacles qui me toucheront plus que tout : La Symphonie du Hanneton de leur fils James, Plic Ploc du Cirque Plume, et celui ci. N'hésitez jamais à y aller, si vous le pouvez...

Plus de photos (celle ci est de Mario Sabatini) par ici.

jeudi 7 février 2008

jeu
07
fév '08

Chúc Mừng Nǎm Mới

Andrew Bird - The Trees Were Mistaken



Bonne Année du Rat.

Le livre est commencé pour de bon et on verra bien.

J'ai aimé ses premiers essais de photographie.

Je n'ai pas envie d'être comprise de travers alors je me tais.

J'aimerais tellement pouvoir vous montrer ces arc-en-ciel qui m'environnent et me calment.

Et j'aime tellement les chansons d'Andrew Bird.

Andrew Bird - How You gonna Keep 'Em Down On The Farm

mercredi 6 février 2008

mer
06
fév '08

Pause - reprise

Blog en pause jusqu'à ce que ça aille mieux, plus envie d'expliquer, plus envie d'écrire, marre.

J'apprendrai un jour, peut-être, à ne plus aimer autant les gens.


Peu importe, je suis comme je suis, je sais qu'on m'aime aussi ainsi, et tant pis.

mardi 5 février 2008

mar
05
fév '08

Ceci est un billet très court - post remodifié

Mais comme disait mon hôte de ce soir (on dit hôtesse du coup pour une fille là ?), c'était complètement improbable mais ça marche bien. Et j'ai passé une excellente soirée !

Et d'ailleurs rajout d'un lien dans les liens amis.

(Et j'ai même réussi à arriver et à repartir sans me perdre, et sans encombres, youhou).

Note qui n'a rien à voir (non mais en fait je suis bien incapable de faire court) : il me faut absolument CA de toute urgence. Ai-je déjà mentionné que j'étais fan d'Andrew Bird ?

lundi 4 février 2008

lun
04
fév '08

De lien en lien

Je lisais ce post de monsieur Grum et je me suis mise à écouter / regarder les titres des chansons du post de ce monsieur du coup (notez cependant que les mp3 ne sont plus disponibles, il a été victime de son succès).

Je me suis mise à compter, je n'en connais que 8 sur 50 ! Et vous ?

dimanche 3 février 2008

dim
03
fév '08

D'accord, je suis sans doute geek.

Sinon, rajout de quelques liens (mashenka, nanikaa) de blogs que je lis (parce qu'en fait, contrairement à certains / certaines, je ne lis presque pas de blogs à part ceux de ma liste de liens)... et d'un module de mes photos sur flickr en mode aléatoire.

On est dimanche, il fait beau, le soleil tape à la fenêtre au moment où j'écris ces quelques lignes, j'ai "Exercices de style" de Queneau à lire pour dans le métro, des petits arc-en-ciel se promènent sur mes murs, j'écoute des chansons de JJ72 qu'on m'a passées en me rendant compte que j'en connais quelques unes, ce qui est assez étrange, j'ai un jus d'orange, je dois aller au marché... et je vais voir tout à l'heure quelques six personnes que j'aime beaucoup pour manger des crêpes...

La vie est plutôt jolie ce matin.

(Eh non, je ne fais pas que des réflexions négatives et déprimées)...

samedi 2 février 2008

sam
02
fév '08

Touche Pomme

Bon, c'est foutu pour mon sommeil, pour ma vie sociale, pour tout...

J'ai installé mon écran 22" avec le mac mini. Et ça prend tout son sens, d'avoir un mac, en fait. Et j'ai passé une demi-heure juste à configurer Adium. Help.

(Mais j'ai une jolie icône totoro dans mon dock. Youhou).



A l'aide.

Sinon gnaat ne m'en voudra pas trop de dire que j'aime bien cette photo qu'il a prise, surtout l'empilement d'affaires pendant les réglages de balances.

vendredi 1 février 2008

ven
01
fév '08

Bourrage de crâne

Je vais répondre à vos commentaires qui me font vraiment plaisir, c'est juste que je voudrais prendre le temps :)

Je vais faire des posts sur les vacances et tout ça, et même reprendre les portraits des gens...

Je vais même aller bosser là tout de suite mais...

Tant pis si ça fait 100 fois que j'en parle, cette chanson me met toujours de bonne humeur ! Il sort quand le dvd ?!


Enchanted - That's How you Know
ven
01
fév '08

Page tournée

J'ai beau être lente à tourner la page, je pense que celle ci l'est... Je parle d'il y a un an et demi.

Je rangeais mes mails sous gmail (oui, je suis un peu maniaque, ou plus exactement je reçois beaucoup de mails, alors je les range...), et je regardais mes libellés (les dossiers qu'on peut créer sous gmail, pour ceux qui ne connaissent pas - dites donc ce post devient une vraie pub pour gmail - ok j'arrête les digressions).

Il y avait encore un libellé pour ses mails, que j'avais renommé "x" il y a bien longtemps. Il y avait même encore ses mails, que je conservais pour une raison que j'ignore encore... Les derniers, si, je le sais, c'était pour me souvenir des horreurs qu'il écrivait... Pour me souvenir aussi que je n'avais pas rêvé, qu'il y avait bien des mails qui dataient du moment où il avait déjà tout prévu et que rien ne transparaissait, que tout avait été calculé pour que je ne me doute de rien... Je les avais gardés pour me raisonner, pour essayer de comprendre, pour sortir du choc psychologique.

Il y a quelques mois, je déprimais pour une raison comme une autre, et une amie m'avait demandé "c'est à cause de J. ?" et je l'avais regardée, étonnée... Qui ? Ah, lui ? Il était totalement sorti de mon esprit, et depuis bien longtemps. Finalement, c'était bien plus ce qu'il m'avait dit qui me restait et qu'il m'était difficile d'oublier : que j'étais une personne horrible, insupportable, qui lui avait donné envie de s'ouvrir les veines, que c'était normal si ma famille ne m'aimait pas, que j'étais une chieuse, une emmerdeuse, qu'à me connaître réellement on ne pouvait que s'éloigner de moi... Ca, oui, c'est encore quelque chose qui, même en le tapant là, me donne envie de pleurer.

Mais l'histoire en elle-même... J'ai effacé le contenu de ce libellé sans regrets.

A travers le soutien d'un nombre incroyable de gens, je suis remontée à la surface, et ça va bien. Même quand j'écris ici que je vais mal, ou que je déprime, ça n'est jamais à la mesure de ce que j'ai ressenti à l'été 2006. Ce n'est pas "les gens qui se relaient à mon chevet pour que je ne reste pas seule, ou pour m'obliger à manger / voire sortir / qui répondent à mes appels désespérés parce que je ne comprends rien / qui répondent à mes interrogations / qui vérifient que je n'ai pas eu l'idée d'aller me jeter d'un pont / qui cognent pendant une heure à ma porte par inquiétude". Ce n'est pas "des mails de parfaits inconnu(e)s qui veulent juste aider d'une façon ou d'une autre à ce que je reste la tête hors de l'eau", dont beaucoup sont devenus des ami(e)s.

L'affection que vous m'avez donnée à ce moment là et pendant des mois a contré en quelque sorte ce qu'il avait fait. Elle est toujours là, elle m'aide à me dire que je ne suis pas une si mauvaise personne que ça.

Mais la page est tournée, elle a fini... dans la corbeille de gmail ;)