Ah oui, il paraît que tout le monde s'inquiète parce que ça dure depuis un moment là...
Ah oui, il faut laisser le temps et faire confiance... Ai-je déjà eu raison d'avoir fait confiance ? Non... J'ai peur. Rester dans l'expectative et ne rien savoir m'angoisse plus que tout, quelque soit l'évènement ou le domaine. Accepter, accepter, que ça ne dépend pas, plus de moi, c'est tout... Ne pas s'accrocher, laisser... laisser tranquille, ne pas courir le risque de dégrader ou aggraver les choses, ne plus savoir, respecter... Mais ne pas savoir ce qui va se passer, quel angoisse pour quelqu'un comme moi... Allez, raisonne-toi.
Mm, oui, je suis trop sensible, etc etc... Il faut que je relativise, est-ce que ce n'est pas stupide d'être aussi touchée, d'être aussi triste, pour ça ? A ça, je crois que je n'y peux pas grand chose, par contre... Je ne sais toujours pas me détacher facilement, je croyais pourtant avoir appris...
Mais en attendant, je suis tellement perdue qu'il vaut mieux que je me taise par ici.
Parfois, voire souvent, mon frère qui se reconnaitra, tu pointes tellement bien les choses, exactement, que j'ai instantanément envie de pleurer, parce que tu as raison, mais ça ne rend pas les choses plus faciles à accepter pour autant, bien au contraire...
Je n'ai aucune patience, je n'ai que des angoisses.
Je réfléchis vite parce que je ne fais que ça depuis des années, me remettre en question.
Tout comme toi, finalement, j'espère peut-être trop.
Mais j'accepte d'autant moins, je suis d'autant plus triste quand ça ne marche pas, et je refuse de laisser tomber... Je suis tellement impatiente, tellement...
On vient de pointer pourquoi je me fais si souvent mal, pourquoi vous me surprotégez pour certain(e)s, pourquoi j'ai tant besoin d'ami(e)s proches, et sûrement aussi pourquoi vous m'aimez, ou me parlez, hein... ?
Si on m'avait dit il y a quelques mois que le travail que j'ai à faire sur moi à présent, c'est de me détacher un peu, après tout ce qui est arrivé il y a un an et demi, j'aurais bien ri, tiens... Moi qui ne voulais plus m'attacher...
Dis donc Marjorie, elle a pas beaucoup posté aujourd'hui Sabine, c'est bizarre non ? (airway, dans le bureau, en direction de Marjorie qui se fait un petit thé).
Ben oui mais en même temps Sabine, elle est un peu occupée à manger le super bon gâteau qu'on lui a acheté ! (Sabine, en visite dans le bureau, en train de se diriger vers ledit gâteau).
Merci pour ce déjeûner et tout le reste, vraiment ^____^
Trois appels hier, un où j'ai vraiment pleuré de rire, un où j'étais impressionnée par le sens de l'organisation de mon interlocuteur qui gérait bien mieux mon propre weekend que moi (et d'ailleurs merciiii !), et un où j'étais tellement surprise que j'ai demandé "mais pourquoi tu m'appelles ?" ... (désolée ^^ ça m'a vraiment fait plaisir en plus !)
Un mail qui m'a rassurée et inquiétée à la fois... Mais m'a redonné envie de partir, la voir, faire connaissance pour de vrai cette fois...
Des textos après 17h...
Et encore, encore, des interactions, comme dirait une grande demoiselle... Je ne sais pas ce qui se passe en ce moment, pourquoi les choses autour de moi semblent s'accélérer, les rencontres se faire de plus en plus vite, l'inquiétude et les preuves d'affection m'émeuvent, j'ai l'impression de ne plus avoir prise sur grand chose pourtant. Je voudrais pouvoir faire plus pour certain/es, tout en sachant que je ne peux rien faire... La force de caractère d'autres m'impressionne tellement... Comment faites-vous pour être si forts, j'ai l'impression que tout m'atteint facilement...
(On va encore me dire que je poste trop vite pour avoir le temps de commenter ? )
Non mais juste, sérieusement (ou à moitié sérieusement), hier j'ai fini chez une amie à manger des nouilles japonaises et des sushis.... elle tenait absolument à me faire manger parce que je n'avais pas l'air en forme. La je rentre et je constate que mon coloc a laissé des patates dans le frigo. Des patates quoi. Déjà cuites. Mon aliment quasi préféré, quoi ! Ainsi que le reste d'une boîte de litchis, accessoirement. Demain, je déjeûne avec des gens gentils, et c'est certes non seulement parce que j'ai envie de les voir, mais aussi pour me changer les idées... Mais on va manger, quoi...
- Là, par curiosité, j'ai regardé mes stats. Il y a eu 118 passages aujourd'hui O_o ... Mais vous êtes qui ?
- Quelqu'un a une méthode pour élargir un peu une chaussure ? J'ai la chaussure droite d'une de mes rares paires de chaussures de fille (comprendre, pas des bottes docmartens, pas des tennis, quoi, mais bien des trucs ROSES, qui font clac clac quand je marche, si si, je vous jure que j'en ai) qui me fait mal.
- Fruits Basket volume 23 est sorti. C'est le dernier tome, je viens de l'acheter, je le lis ce soir (même si, ok, je l'avoue, j'ai lu la fin depuis longtemps sur le net...), je sens que je vais sortir les mouchoirs. Une des plus belles séries en manga, vraiment, que je connaisse, est terminée pour de bon... Je crois que je vais tout relire du début, moi.
- Je dors par périodes de deux heures en ce moment. 22h30 - minuit et demi hier soir, 3h20 - 5h20, 5h30 - 7h30. Je ne comprends pas trop ce qui se passe...
- J'apprivoise (c'est le mot) le dernier album de Dionysos, La Mécanique du Coeur. Il me faut le livre. Vivement une nouvelle tournée : l'Olympia, le Zénith avec eux, c'était grand, c'était bien.
C'était un post super intéressant comme d'habitude...
Edit de plus tard : Bon, je n'ai pas pleuré, mais c'est terriblement beau et émouvant, Fruits Basket... et c'est vraiment fini...
Oui, c'est personnel. Oui, c'est peu ou pas compréhensible. Peu importe...
Vous avez beau être tous là, en ce moment, j'ai l'impression que des bouts de mon monde, mes valeurs, ce à quoi je crois, sont mis à mal, je m'interroge, pour plein de raisons différentes...
Ce matin j'attendais quelqu'un dans un café (oui, ok, d'accord, dans un starbucks !), les décos de Noël, les chansons de Noël, m'ont donné envie de pleurer. Cette période, contrairement à la plupart des gens, me rend triste. Elle me rappelle un peu trop la solitude par rapport à ma famille, cette solitude que j'ai choisie il y a un an et quelques, ou qu'on m'a imposée, je ne sais même plus... Je n'aime pas Noël... Ca changera peut-être un jour, je n'en sais rien.
Toute cette matinée et la discussion m'ont rendues mélancolique du coup... Etre aussi proches, être capable de parler de plein de choses, être capable de parler de choses qui font pleurer... Oui, c'est bien. Mais je me sens de plus en plus vulnérable.
Après tout, c'est ce que j'ai choisi... Faire confiance, c'est tout.
Face à ma déprime, ou parce que je ne me nourrissais plus que de soupes de nouilles déshydratées réhydratées avec une tranche de jambon (oui en fait ça, ça n'a rien à voir avec le fait d'être déprimée, c'est habituel), mon coloc vient de me faire un hamburger.
Le nombre de posts que j'écris en ce moment est-il proportionnel à ce qui se passe en ce moment dans ma tête ?
(En même temps, vu que j'écris tout le temps, faut-il en conclure que je me prends tout le temps la tête.. ah oui )
Je me demande combien de fois on m'a dit "tu dois faire un travail sur toi... mais tu sais le faire, il n'y a aucun doute là dessus... les autres aussi devraient"... (c'est gentil, bon)...
Donc, dans ma vie, en ce moment, il y a :
- des redéfinitions de la notion de l'amitié. Dans le bon et le mauvais sens.
- des énervements sur mon violon. Beaucoup.
- beaucoup de fatigue : je dors comme un loir, mais peu. Envie de rester chez moi. Envie de voir des gens qui ne me demanderont rien (et vont invariablement me donner à manger, mais c'est récurrent).
- beaucoup d'Andrew Bird (d'ailleurs, allez savoir pourquoi, le début de la chanson The Giant of Illinois que vous pouvez écoutez toujours par là, m'émeut énormément), de Feist, de Yael Naïm (au fait, Pauline, il faut que tu y ailles, c'était magnifique, vraiment), et de Dionysos.
- beaucoup de discussions avec plein de gens. Sur plein de sujets. Beaucoup de téléphones qui lâchent par manque de batterie aussi :p
- une envie de me refermer sur moi-même pour ne plus risquer certaines choses... Or, je le sais, ce n'est pas la solution, ce n'est même pas possible pour moi, et je ne le ferai jamais.
La solution actuelle ? Ranger à fond l'appartement ! (on y croit, allez)...
Parfois je reçois des mails, je ne m'y attends pas... Je suis toujours étonnée, et d'ailleurs j'étais tellement surprise (agréablement, hein !) que j'en suis restée émue, bêtement, devant.
Quand j'allais mal (très mal, très très mal, dans mon ancien blog pour ceux qui suivent, au point de vouloir en finir, au point que je ne me relis pas, ou du moins pas cette période du tout), il y a eu cette étrange période où j'ai commencé à recevoir des mails de parfaits inconnu(e)s qui en fait me lisaient depuis longtemps, parfois même très longtemps. Ils ne s'étaient jamais manifestés, ils n'avaient jamais osé, et face à ma détresse (oui, on peut dire ça, j'étais au fond du trou quand même), ils avaient pris leur courage à deux mains, et ils m'avaient écrit, des longs mails souvent, pour simplement me dire qu'ils étaient là, qu'ils voulaient que je m'en sorte, qu'un jour j'irai mieux, pour me parler parfois de leur propre expérience.
Comment exprimer ce que je ressentais à les lire ? J'avais l'impression qu'on me lançait des bouées, des bouteilles d'oxygène. Ils m'aidaient à rester à la surface, pour un court moment, mais un moment quand même. Je lisais, je réfléchissais. Je me disais, c'est incroyable qu'ils m'écrivent, comment est-ce que je pourrais les en remercier, comment peuvent-ils être autant à l'écoute, c'est fou... Et ils n'attendaient rien en échange. C'est ainsi que j'ai eu l'adresse d'une psy incroyable, des pistes de réflexion pour ne plus souffrir à cause de ma famille, de ce qui se passait, et même des nouvelles connaissances, devenus des amis, même si ce fut souvent bien après. Je n'ai parfois jamais eu de nouvelles d'autres... mais leurs mails, leurs mots, sont toujours dans un coin de ma boîte de réception (quelle poésie moderne, non ? ) Evidemment, il y a eu aussi les commentaires sur le blog même, tout aussi touchants pour moi.
Le temps a passé, j'ai continué à écrire, j'allais mieux, et j'ai de moins en moins parlé de ce qui était arrivé. Mais comme je suis toujours cette personne qui se remet continuellement en question, qui réfléchit sans doute trop, mon blog est parsemé de réflexions sur moi-même, sur les moments où je me sens heureuse, mais aussi ceux où je me sens triste... Et encore maintenant, de temps en temps, je reçois des mails de gens que je ne connais pas, ou peu, ou pas assez. C'est quelque chose qui me surprendra toujours, même si j'en suis heureuse : j'aime communiquer, quoiqu'il arrive, quoiqu'il se passe, même si ça fait mal parfois... Alors ces mails spontanés, souvent pour me dire des choses incroyablement gentilles, désintéressées, je remercie encore leurs auteurs, qui se révèlent très souvent être des personnes à connaître.
Plus j'y réfléchis, à cause aussi des évènements de ces derniers jours, plus je me dis qu'effectivement, quelque chose en moi doit pousser les gens à venir me parler. Quoi, je n'en sais rien. On m'a aussi dit par contre qu'il y avait décalage entre l'aspect gentil, doux, calme, réservé, tranquille, assuré (?) que je donne et ce que je suis vraiment quand on me connaît : je suis peut-être gentille, mais calme je ne crois pas, impatiente, nerveuse, j'ai peur de ne pas être à la hauteur, mais je peux être dure, je le sais, désormais... et honnête, trop peut-être, sûrement. Et quelqu'un d'autre m'a dit (oui, on m'en a dit des choses ces derniers jours !) que j'étais capable de pousser les autres au changement, à se regarder en face... ce à quoi j'ai répondu, oui, peut-être, mais tu sais, si ça ne marche pas, c'est moi qui me fais mal, les gens n'aiment pas qu'on les pousse à ça, et ils finissent par m'en vouloir... Le pire dans tout ça étant que je ne le fais pas exprès.
Quelqu'un d'autre m'a dit que je centralisais les gens, que je les rassemblais autour de moi... Ce qui est curieux, c'est que moi, j'ai l'impression d'être extrêmement solitaire, même si j'ai des amis proches, très proches...
Et là, aujourd'hui, tout ça pour dire, merci pour ce mail qui m'a émue, et auquel je pense bien répondre... dès que je retrouve comment exprimer tout ce que je veux exprimer dans la langue de Shakespeare
Est-ce que je devrais m'excuser d'être juste ce que je suis ?
Je me suis demandé si je devais changer quelque chose au fait que j'écrive ici, mes émotions, ce que je ressentais... et d'ailleurs, c'est voilé, c'est ce que je ressens moi... juste ça.
C'est la première fois depuis très longtemps que j'ai l'impression que je dois désormais faire attention à ce que j'écris... Je m'y refuse, quitte à mettre encore en colère, à... je ne sais pas à quoi, d'ailleurs. Pourquoi devrais-je me censurer, alors que j'ai toujours fait attention, le plus possible, à ne jamais citer les gens, à parler à mots voilés, et surtout, alors qu'il ne s'agit que ce que je ressens ? Je suis en colère, moi, à présent... Ne me lisez pas si ça vous pose problème, j'ai envie de dire ça, oui... J'ai toujours été comme ça, vous le saviez, ce n'est pas comme si je m'en cachais, à me lire on le sait, à réellement me connaître, on le sait... mes amis le savent, l'acceptent, et savent pourquoi j'écris ici, depuis quand, jusqu'où je peux aller ou pas... Non, je refuse de changer ma façon d'être, parce que je sais pertinemment que je ne fais que mettre des mots sur mes émotions, rien de plus.
Ou alors vous ne me connaissez pas. Et j'aimerais, ou j'aurais aimé ? que ça change... parce que oui, je suis triste, encore, toujours, même si je me dis que c'est idiot, même si finalement, je n'y peux rien, même si j'ai perdu certaines illusions...
Et même quand j'écris tout ça, maintenant, je me sens coupable de l'écrire, à cause de ce qu'on m'a dit... J'en ai assez, assez.
Je me fiche de savoir que je l'ai déjà dit 100 fois.. : merci, merci, merci, vous, là, ceux qui sont toujours là pour me soutenir, voilà.
Parce que vous savez que je n'y arriverai pas sans vous et que vous savez ce que je suis obligée de faire parfois. Parce que vous savez pourquoi j'en ai besoin. Parce que vous savez que je suis certes capable de faire certaines choses que d'autres ne pourraient pas faire, juste parce que je sais le faire, même si ça m'épuise, mais je ne peux pas faire autrement... (pour une fois que je me reconnais un truc, tiens)... Parce que vous savez, tout simplement... Parce que vous m'écoutez, sans relâche, quoiqu'il arrive.
J'ai besoin d'un sommeil réparateur et de savoir que mes amis sont là.
Parce qu'avec les grèves, la fatigue, et tout le reste, je n'ai écouté ni le dernier album de Dionysos, La Mécanique du Coeur (avec le livre), ni celui de Vincent Delerm, Favourite Songs (et à la Cigale ?)...
Je suis épuisée moralement certes (lessivée...), mais physiquement, il est temps que ça s'arrête, parce que rentrer à pied pendant une heure un jour sur deux, c'est plus possible !
Strictement rien à voir : il semble qu'en l'espace de très peu de temps, j'ai réussi à "traumatiser" déjà 3 personnes qui ne connaissaient pas mon âge. C'est drôle, quelque part, la réaction des gens... (il semblerait qu'en moyenne, j'aurais quelque chose comme moins de 25 ans)...
Je sèche mes cours de dessin / peinture sans aucun regret...
Je me rends compte que je n'écoute pas la moitié de ce qu'on me dit...
Ce blog devient non seulement déprimant mais il me déprime moi-même... J'ai envie d'arrêter...
Il va falloir que... mais quoi ?
M., je crois que tu nous surestimais... Je ne suis pas assez forte, ça me touche trop...
Edit : Bon, occupons-nous, refaisons les liens et les commentaires des liens...
Ce qui est "formidable", c'est que les jours passent, le (presque) monde entier semble être d'accord avec ma décision, m'approuver, me soutenir (oui, encore), me dire que c'était bien la seule chose à faire et que je n'avais pas le choix...
... et moi, je continue à me torturer et à attendre, quoi, je ne sais même pas...
Je regardais le ciel tout à l'heure, assise sur un banc, et je me disais, tout ça est absurde, arrête de souffrir...
J'ai craqué. Et en pleurant devant les deux personnes parmi les plus proches de moi, je me disais, ça y est, tu n'es plus capable de tenir, mais à quoi bon te retenir, j'ai besoin d'aide, j'ai besoin qu'on me dise que je ne suis pas folle, que je n'ai rien fait de mal, que ces sous-entendus malsains vont enfin cesser, parce que c'est injuste, mon dieu, c'est injuste, est-ce que ce n'est pas suffisant que j'aie perdu quelqu'un à qui je tenais tellement ? Est-ce que ça ne suffit pas ?
Et j'étais perdue... et petit à petit, elle, qui va bien finir par repartir malheureusement, a réussi à me faire sourire, à me rassurer. Comment fais-tu pour m'aider si bien au milieu de tes propres problèmes ?
Et petit à petit, lui, à me mettre pour une fois de la musique non déprimante, a réussi à me faire rire, comme toujours. Comment arrives-tu toujours à voir au delà ?
Et à grand pas, au téléphone, sur le chemin du retour, elle, qui en a marre du vélo, m'a rassurée, parce que j'ai à présent peur de les perdre aussi... Comment fais-tu pour être toujours si présente ?
Il faut avoir confiance dans le jugement de ses proches, il faut se dire qu'ils ne seront pas dupes, il faut que je cesse de pleurer...
C'est étrange, je savais que ça allait arriver, et je ne voulais pas y penser. Alors j'ai ri, beaucoup, samedi soir, je crois que je ne voulais vraiment pas y penser. Peut-être que j'espérais encore que quelque chose allait arriver, que ça s'arrangerait ?
Je regardais les feuilles par terre et je ne voulais pas en parler.
Même si je ne sais pas à quel niveau c'est, même si je n'ai jamais su ce que c'était finalement, mais est-ce vraiment important... j'ai mal. Combien de temps pour que ça s'arrête ? Pour ne plus y penser, pour se détacher ? Pour arrêter de pleurer ?
Alors je me répète que ce n'est pas si grave, que je m'en remettrai. Qu'il fallait que ça soit fait, parce que souffrir lentement, à quoi bon ?
Je n'avais jamais connu ça, autant d'affection, et de... tendresse, oui. Autant de chaos, d'incompréhension, mais de besoin de s'expliquer, aussi...
Mais combien de temps pour arrêter de pleurer ?
Crois-tu vraiment là que même si j'ai tant de gens autour de moi, je ne vais pas souffrir qu'on en soit arrivés là ?
Il fait froid, il a fait beau, il pleut... Paris en ce moment c'est... Paris en grève, plein de monde dans les rues, des gens qui marchent, qui font du vélo, la foule qui se presse dans les quelques rares trains qui circulent... Et l'attente, beaucoup d'attente.
J'ai l'impression étrange que le temps file à toute vitesse, et que je n'arrive pas à le rattraper. Je vois beaucoup de gens, la présence de choupinette à Paris (pour toujours !) me donne parfois l'impression d'être en vacances (et je le suis un peu aussi), mais en regardant les feuilles mortes accumulées par terre dans un café (je devrais faire pareil chez moi, tiens, comme décoration de sol...), je me disais que le temps passe trop vite, aussi bien à ce moment là, que parce que les feuilles mortes, c'est déjà l'automne...
Un t-shirt de choupinette - un kéké de MiLk & Fruit Juice - Sans commentaire
Anniversaire de Mr Malinois (avec très bonne tarte faite maison par Mr Malinois lui-même) - L'ombre de MiLK - Restes de concert
Restes de concert, bis - Bout de cuisine de Mr Malinois - Pour se réchauffer du froid...
Le mot du matin à Bruxelles - Ce que je voyais le matin chez Gnaat - Le petit lit rose en hauteur des vacances
L'iPod nano framboise écrasée (avec les mains de Cococerise en exclusivité !) - Repas préparé par MiLk pour Choupinette et moi, wow - Le matin à Bruxelles, il fait froid
Chocolats de chez Marcolini - Le soir des vacances - Le jour de l'enregistrement des wouhou...
Je devais simplement dire ce que j'avais pensé du film par rapport au livre qui reste toujours un de mes livres préférés, mais je n'ai pas le talent d'écriture nécessaire pour une critique constructive... Merci donc à celui qui m'a envoyé ce lien qui résume très bien ce que j'en ai pensé...
Notez que je ne suis pas la seule à faire des posts étranges, j'ai beaucoup aimé le dernier de Pauline Je suis contente de savoir que l'acclimatation du totoro se passe bien... !
Oh, et puis j'ai une excuse : j'ai décidé de ranger TOUT mon appart, les vêtements qui trainent, les livres empilés partout, les sacs même pas déballés, les chaussures à trier et les vêtements aussi, etc etc... A dans 6 mois, donc. Euh, non, bon, j'essaierai de faire vite, mais c'est pas gagné...
C'est bête, j'avais plein de trucs à raconter, plein de photos à poster... Hum... Oui, mes posts sont bizarres, ce blog aussi, à bientôt (c'est à dire demain, ou dans 5' si je craque dans mon rangement).
... quand on se rend compte qu'on cherche automatiquement l'aide et le côté rassurant d'un frère, quitte à se refermer aux autres présents ce soir ?
La musique était bien, mais le coeur, le mien, n'y était pas, n'y arrivait pas.
Loney Dear m'a fait sourire, les voix étaient belles... Beirut, c'était magnifique, comme toujours. Je n'ai pas aimé les autres (Remi Nicole, Devendra Banhart)...
Mais Andrew Bird ! Andrew Bird m'a fait oublier. J'ai écouté, j'ai regardé, j'étais fixée sur lui, et j'ai oublié. A Fakes Palindromes, j'ai souri, j'étais partie ailleurs...
Il m'a fait oublier que je ne peux pas tout dire, alors que je pensais pouvoir tout dire, je pensais que la barrière était tombée, mais elle est revenue, parce que, comme tant de personnes me l'ont répété, je dois me protéger, et le dommage collatéral de cette protection, je l'ai ressenti ce soir. Et je deviens, triste, triste...
Alors que tant de gens sont là pour m'écouter, me parler... c'est stupide...
J'avais commencé à écrire un post très très énervé, très très très énervé même... Il paraît que j'ai un ego démesuré ou quelque chose comme ça, alors je me suis dit, ben allons y ! Moi et mon ego allions parler...
Et puis exactement comme hier soir où j'étais tout aussi énervée, les amis sont "arrivés" avec leurs réflexions, leurs mails, leur relativisme, et ils m'ont fait sourire, puis rire (d'ailleurs là j'essaie de m'empêcher de rire tout haut, je suis quand même au boulot :p)...
Ah bah voilà.. je me demandais combien de temps l'état de grâce allait durer...
Merci aux oreilles et doigts compatissant(e)s de ce soir... Merci de me croire... Merci de m'aimer.
Et puis merci d'être toujours incroyablement présents dès que ça ne va pas, merci de m'écouter, de me donner des conseils ou simplement de me dire que vous êtes là, merci de synthétiser ou de faire même les phrases à ma place quand la boule à la gorge m'empêche de parler, merci de plaisanter, de relativiser, bref...
Je mesure tous les jours la chance incroyable que j'ai de vous avoir.
Je voulais raconter plein de choses et poster des photos des derniers jours mais non... Manque de temps. Mais comme je suis vraiment très contente de ça, je voulais juste dire...
Je l'ai rencontrée !! Et elle est adorable et tout... j'ai été un peu intimidée... Pas osé la prendre en photo
Je suis toujours en vacances, et c'est bien. Du coup j'ai très peu de choses à écrire, ou plutôt peu l'envie...
Bruxelles, c'était étrange, j'ai été projetée dans un milieu totalement différent, j'avais l'impression d'être une enfant au milieu de tous ces gens pressés, occupés, aisés, qui vivaient vite, très vite, l'expérience était curieuse, pas déplaisante cependant, surréaliste quelque part... entremêlés, les quelques mots du weekend... Bruxelles la nuit, avec une visite des bars branchés dont un avec cercueils, visite au Belga-bar cosy, la Grand-Place quand même, un chocolatier délicieux, une robe rouge de cocktail pendue dans une salle de bains, une nuit entière à être malade, 1500m2 où se perdre dans les escaliers dans tous les sens, une wii dans un coin, une femme d'affaires digne de Le Diable s'habille en Prada, une fille de patron qui fait la gueule, un passionné de facebook, un avocat à Bruxelles, une soirée entre français expatriés où heureusement qu'il n'y avait pas de belges, une raclette, un resto thaï, un concert d'Arcade Fire, 70m2 c'est quand même plus humain, une gaufre, des frites, une entrecôte, des expressions belges mais aussi québécoises, une voiture, le tramway, le métro, la fnac où acheter des bd, un pays sans Constitution et ça se voit, un Contrario, s'endormir sur un bout de canapé en écoutant les autres jouer à la Guillotine, et pester contre celui ou celle qui à Bruxelles a eu la formidable idée de mettre un marché autour de la gare centrale le dimanche midi, ce qui a failli nous faire rater le train, à ce monsieur (qui raconte aussi très bien le n'importe quoi de ce weekend) et à moi.
Et rentrer retrouver ma super coloc', me mettre sur le canapé, lui raconter tout ça, manger des chocolats en écoutant de la musique bizarre, discuter des relations humaines... être contente d'être rentrée dans un environnement plus familier, être bizarrement en forme alors que franchement pas beaucoup dormi du weekend, et puis... sur un sms, partir faire un peu de chorale par chez lui... Et rire, beaucoup rire, repartir dans la nuit chez une demoiselle encore un peu malade que j'aime vraiment beaucoup, devoir rentrer, retrouver le petit lit rose... et être heureuse en ce moment, en fait...
Just dry your tears, and look forward again...
Get on your feet, keep on walking...
Littlesa, surnommée Sasa et prénommée Sabine... vit près de Paris et
est née un 19 juin 1975. Aime écrire, se prendre la tête, ses amis, voyager, le théatre et le nouveau cirque, écouter de la
musique en boucle, Andrew Bird, les pinceaux, dessiner, et sûrement d'autres choses dont elle a oublié l'existence
là tout de suite.
Vous pouvez lui écrire à l'adresse
littlesa [at] gmail.com et elle vous répondra certainement.
Son adresse msn est littlesa4 (avec un 4 oui) [truc qui tourne etc] hotmail.com