Prise de tête.
À 13:33 dans la rubrique bla bla bla
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Je pourrais me dire que ça m'est égal, que ce n'est pas grave, que j'ai des ami(e)s qui sont très bien et que la plupart des gens que je connais sont honnêtes et ont compris qu'il y a des choses que je ne supporte plus (le "on ne t'a pas dit ça pour ton bien" qui cache souvent le "on ne te l'a pas dit par lâcheté", par exemple...) depuis tout ça, parce que... refaire confiance à son instinct, à ses perceptions après une dissimulation aussi énorme, c'est très très dur... Pendant des mois, je suis devenue paranoïaque, réellement, je ne faisais absolument plus confiance à personne. On pourrait dire qu'il a presque fallu me réapprivoiser.
Etrangement les gens à qui je fais le plus confiance à présent sont ceux qui n'ont jamais hésité à me dire les choses durement, y compris quand ça n'allait pas. Je me suis remise de la rupture (ce n'aurait pas été si dur, d'ailleurs, une rupture... c'est déjà arrivé, ça fait mal, mais c'est tout), définitivement depuis longtemps, mais pas encore tout à fait du reste, je le vois bien.
Tout le côté manipulation et violent, toute la lâcheté et les paroles assénées pour me supprimer, les traces sont encore là, et ma façon d'être en est marquée : j'ai peur, tout simplement, plus que de raison. Pas qu'on m'abandonne, non. Qu'on me fasse du mal, qu'on me hurle dessus quatre heures durant pour m'asséner la liste de mes défauts, qu'on m'apprenne que tout ce qui me semblait solide n'était qu'un écran de fumée, qu'on me dise que tout, tout est de ma faute, qu'on me dise que mon existence même pose problème... qu'on a envie de s'ouvrir les veines à vivre avec moi... comment est-ce que je peux oublier ces paroles là, même un an près, même en me répétant que cela venait de quelqu'un qui n'allait pas bien ? C'est imprimé, marqué, surtout le fait d'avoir tout entendu d'un bloc, d'un coup, de passer du blanc au noir du jour au lendemain, sans que rien, absolument rien ne transparaissait chez lui (encore aujourd'hui j'ai du mal à le croire, de rien avoir vu, je me suis même accusée de ne rien avoir vu, c'est dire)...
Je ne pensais pas possible de dissimuler autant, sous une avalanche de mots doux, de fleurs, de cadeaux, d'appels, de préméditer autant... Ce n'est pas être si naïve que de croire que peu de gens se comporteraient ainsi ou de croire que ça n'existait pas, non ?... Ou qu'au moins ça se verrait un tout petit peu... des signes, n'importe quoi... Quand je pense qu'à mon premier rdv avec un psy, j'ai du quasi me battre pour dire que non, il n'y avait strictement aucun signe visible, parce que j'aurais pu me cacher la vérité, aussi... finalement, il m'a regardée, m'a dit "vous avez l'air intelligente, sincèrement je crois que vous ne vous êtes rien cachée du tout, vous êtes tombée sur un dissimulateur né"... même de ça, je n'en suis pas encore convaincue.
Et là je me rends compte d'à quel point certaines choses m'affectent encore, comme constater la lâcheté de certains de façon tellement visible, et ça m'écoeure... mais si ça ne faisait que m'écoeurer, encore, ce ne serait pas si grave, non. Ca créé un effet boule de neige, je suis en train de retomber dans l'inquiétude et la paranoïa, et je lutte contre, là...





Commentaires
1. Le jeudi 28 juin 2007 à 14:42, par n0si
2. Le jeudi 28 juin 2007 à 17:58, par sironimo
3. Le vendredi 29 juin 2007 à 00:15, par littlesa
4. Le mercredi 21 mars 2012 à 09:31, par Kamagra Viagra
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