samedi 30 juin 2007
Relais
Dans la rubrique bla bla bla
Bon en fait je vais tricher, parce que y'a des trucs que plein de gens savent déjà et je ne sais plus quoi raconter moi :p Enfin je dis ça mais je sens que ce post va être long...
1. J'ai plusieurs grosses cicatrices sur le coude droit, datant d'un accident que j'ai eu il y a quatre ans. Mon bras est tout simplement passé au travers de la vitre du salon, et c'est le coude qui a tout pris, explosé. Je me souviens bien de cet interne qui me suturait en disant "oh bah vous avez eu de la chance, à quelques millimètres près c'était direct le bloc opératoire..." Rassurant, cet interne, vraiment :D En tout cas ça m'a permis de constater qu'effectivement, quand on a un choc du à un accident, sur le moment on ne se rend pas compte de la douleur du tout. Après, si. Et donc ben j'ai ces cicatrices, voyantes, parce que figurez-vous qu'au niveau du pli du coude, c'est pas évident de cicatriser normalement...
2. J'étais méga-maniaque. Depuis un an, je suis méga-bordélique. Par contre, je continue de tout noter sur mon agenda, les trucs à faire, les trucs faits, comme s'il fallait que je laisse une trace des évènements quelque part. Je ne fais jamais de brouillons des posts que j'écris (apparemment, je me suis rendue compte récemment que ça en étonnait certains), j'écris tout d'un bloc, même si je me prends souvent la tête sur la forme que doit prendre le texte. Je ne fais presque jamais de fautes d'orthographe, mais je m'interdis de reprendre ou de relever celles des autres dans leurs textes (hormis mes élèves), je trouve que ça ne se fait pas, sauf quand on me le demande expressément (et on m'a déjà reprochée de ne pas avoir parlé de fautes que j'avais vues)... J'ai un rapport très étroit avec l'écriture : quand je ne vais pas bien, j'écris, j'écris, pour structurer mes pensées, pour évacuer le trop plein de sensiblité que je peux avoir... Et quand je vais bien, j'écris aussi.
3. J'ai la phobie des fonds marins. Pas la mer, hein, les grands fonds, parce que j'ai une imagination débordante et aussi parce qu'une phobie ne s'explique pas. Mais moins qu'avant. Quand j'ai remonté le Bosphore sur un bateau, on ne m'a sciemment pas rappelé qu'on remontait une mer et pas un fleuve (ah bah oui, ça faisait une différence) sur un petit bateau : je l'avais oublié. Quand j'étais petite, j'avais peur des piscines (trop de volume d'eau). Maintenant, ça va, je nage... Pareil pour le vertige... à se forcer et à prendre sur soi, on arrive à l'avoir moins : l'escalier en plein air tout en haut de la tour de Pise qui était penchée -la tour, certes, mais surtout l'escalier-, le haut de la Sagrada Familia qui est un cauchemar pour toute personne souffrant de vertige à cause du fait que rien n'est droit (aucun repère spatial habituel donc), les falaises d'Etretat qui me sont presque habituelles à force, et une petite montée en ballon à Paris il y a quelques années, ça contribue à relativiser le vertige que je peux encore ressentir parfois... parce que bon, j'ai quand même le vertige, hein.
4. Comme toute petite fille, je ressemblais à une poupée quand j'étais petite, d'autant qu'on m'habillait avec des tas de petites robes de... petite fille.
Imaginez cependant que cette petite fille, ben elle servait de prétexte à ses nombreux et jeunes oncles et tantes pour aller voir leur copain ou copine du moment dans le genre "on va sortir la petite"...! Bon, évidemment, je ne m'en souviens pas, mais paraît-il qu'une fois j'ai dit à mon grand-père que "la madame que tonton a vu, ben je l'aime pas"... Je ne connais pas la suite de l'histoire, mais ce n'est pas la femme actuelle de mon oncle
5. J'ai mis beaucoup de temps à réussir à faire la synthèse entre la culture héritée de ma famille et celle que j'ai eue en étant née en France. Le problème des enfants d'immigrés, on pourrait et il en a été fait des tas de bouquins (quoique, pour en avoir cherché, pas tant que ça finalement, en particulier celui des enfants d'immigrés vietnamiens ou au moins asiatiques), mais ce sera toujours difficile à expliquer à quelqu'un qui ne l'a pas vécu. J'ai de plus un nom de famille à consonance arabe alors qu'il est d'origine indienne. Je n'ai par contre jamais eu, enfant, de réactions hostiles ou racistes ressenties à l'évocation de mon nom. Plus tard et en grandissant, il était "juste" difficile d'être de culture familiale vietnamienne mais sans avoir l'air d'une asiatique, une couleur de peau que je ne définis pas, dans un environnement culturel français. On se sent écartelé, et je ressens encore cette schizophrénie parfois, même si ça s'est largement apaisé : on apprend petit à petit à en faire quelque chose de positif, mais ce n'est pas évident du tout... et je ne vous parle même pas du reste ! Alors la notion d'identité nationale et de ministère de l'immigration, ça me hérisse à un point, si vous saviez...
6. J'ai arrêté de croire au Père Noël le jour où j'ai trouvé mes cadeaux près du radiateur.
7. Tous les matins, je suis d'une humeur massacrante, j'ai horreur de me lever, j'ai déjà sorti à un copain "naaaaaan je veux pas me lever, c'est pas grave, on prendra l'avion suivant" (si si), et j'ai pris l'habitude de chanter (fort) le matin sur de la musique (forte) pour me réveiller (je sens que y'en a certain(e)s qui ne vont plus vouloir partir avec moi en septembre, dites donc :p)
Fini ! Il paraît qu'il faut le relayer mais j'ai la flemme, na.


9
-
(oeuvres des élèves du cours de calligraphie, en attente que je les trie, colle, etc... Cette année, j'ai beaucoup aidé à l'accrochage etc, ça fait déjà 5 ans que je suis là... !)




