Rapport affectif à la musique. (et playlist changée en conséquence...)
Je ne suis plus capable d'écouter
To the dancers in the rain
d'Emilie Simon. Je pense que je n'arriverai plus à la mettre de moi-même, cette chanson.
Somewhere over the rainbow
d'Israel Kamakawiwo' Ole me donne encore envie de pleurer, même si ça passe...
Let Go
de Frou Frou me rend mélancolique.
Tout le dernier album entier de Laurent Voulzy me rappelle des nuits horribles à essayer de ne plus penser à lui, à pourquoi, comment, etc, et à essayer de dormir sans y arriver. Je mettais l'album en boucle, ça calmait relativement mes nerfs au bout de... longtemps... et je m'endormais d'épuisement. Mais cet album me rappelle aussi le jour où en revenant d'un entretien avec la psy, je l'ai découvert dans un sac accroché à ma poignée de porte, avec un petit mot de Marjorie qui était passée voir comment j'allais... ^^
Pendant cette période j'écoutais ou plutôt je passais de longs moments à regarder le clip d'Olivia,
a little pain
. J'adore cette chanson. Mog m'avait dit "essaie de parler d'autre chose" sur mon blog, j'avais mis ce clip, c'était déjà ça mais pas assez joyeux ^^
Une des premières fois où je me suis forcée à sortir de chez moi, ffx m'a emmenée voir Emily Loizeau à Paris-Plage... je me souviens que j'étais au milieu de cette foule et que pour la première fois, je me sentais un peu plus calme (bon, ça n'a pas duré, mais c'était déjà ça). Je suis allée acheter l'album, je l'ai écouté en boucle, comme toujours. Alors l'évocation de la musique d'Emily Loizeau, c'est l'été,
L'Autre Bout du Monde
,
London Town
,
Sur La Route
...
Quelque temps après, c'est Vincent Delerm que j'ai entendu et vu à la rentrée, au Pont des artistes. Il reste l'artiste que j'ai vu le plus souvent en concert, et je ne m'en lasse toujours pas : j'y retourne (
deux fois !) fin mai. Il a curieusement rythmé, à travers ses concerts, le fait que j'arrivais de plus en plus à moins penser à tout ça... le premier concert était une catastrophe, je me souviens qu'on m'avait dit que je n'avais pas l'air bien, les suivants j'allais de mieux en mieux. Tiens, je viens de compter, je l'ai vu six fois depuis septembre 2006...
Les chansons suivantes aussi ont tourné en boucle d'une façon que vous n'imagineriez pas.
J'étais d'humeur sombre, alors j'ai mis
Mysteries
par Beth Gibbons, que j'avais entendue dans la BO des Poupées Russes, film qui ne m'a pas particulièrement touchée quant à la crise de la trentaine et ses atermoiements (j'étais même plutôt énervée par l'indécision du personnage principal), mais dont une scène m'a marquée, celle avec cette chanson en fond, quand Wendy erre des quais du train qui part vers les rues de la ville, complètement perdue... une scène triste, triste...
Un soir d'été, je suis tombée sur le net sur une jolie chanson de Joseph d'Anvers,
A contretemps
. C'était calme, je me suis alors dit qu'il fallait que j'écoute de nouvelles choses, différentes d'avant, et que celle-ci, déjà, c'était bien.
La session du groupe the Islands à la blogothèque avec leur chanson
Volcanoes
me rappelle la fin de l'été, une chaleur terrible, mais aussi le moment où j'ai commencé à chercher à aller mieux. J'ai un sentiment bizarre en l'écoutant maintenant, quelque chose qui navigue entre la mélancolie de l'époque mais surtout du renouveau. Je me souviens d'un soir où je rentrais, traversant la place de l'école, le souvenir net de ce moment où dans mes oreilles passait cette version de Volcanoes, avec les feuilles des arbres qui bruissaient et moi qui me disais, tiens, là, ça va...
Nine Million Bicycles
, de Katie Melua... un jour, j'ai reçu un mail, comme j'en ai reçu quelques-uns quand j'allais mal, de gens qui me lisaient depuis un moment, depuis avant tout ça, des gens que je ne connaissais pas, qui voulaient simplement me dire que je devais continuer, des mails qui m'aidaient à remonter (et vous n'imaginerez jamais à quel point). Ce mail venait de Léa, qui voulait peut-être me connaître, qui voulait m'écrire, me parler, entre autres, de ce qu'elle lisait ou écoutait, et qui m'a parlé de Katie Melua. Alors j'ai écouté cette jolie chanson, que j'ai aimée. Et Léa est devenue une amie.
I wish that I could see you soon
, d'Herman Düne, son clip loufoque avec plein de gosses, le retour d'un peu d'optimisme. Je chantonnais ça du matin au soir. Ca me donnait du courage, bizarrement.
(Ce qui est étrange c'est que j'écoute les morceaux dont je parle en même temps que je tape ce post...)
Décembre : MiLK m'a passé l'album d'Orouni à la fin de mon concert de chorale
(je me souviens même que c'était dans le bus et que je me demandais si je devais le sortir de son emballage tout de suite ou attendre -oui je sais j'ai des réactions de gamine-) et alors que je ne connaissais finalement que
In the Old days of our new life
, j'ai commencé à l'écouter... j'aurais pu dire jusqu'à saturation, mais ce n'est toujours pas le cas. Dans tout ce que je cite, dans le genre "en boucle", ça doit être le pire
Il y a aussi les chansons de MiLK, évidemment... sa progression à lui dans ses compositions, son premier concert en première partie d'Orouni en septembre 2006, les chansons qu'il me passait en "musicothérapie", ce terme vient de lui finalement. Stars,
Your ex-lover is dead
, & The Magnetic Fields,
Nothing Matters When We're Dancing
, deux chansons entre les nombreuses qu'il m'a passées.
Et après ? Après, j'ai continué, comme je l'ai toujours fait, à écouter encore et encore, d'autres chansons, d'autres musiques, je fredonne avec les autres du Au Revoir Simone, du Toy Fight & du Islands dans la voiture en allant à la plage, je mets Babet & Jeanne Cherhal sur les routes vers les forêts du Morvan... Certaines chansons sont désormais vraiment liées à des périodes assez douloureuses, d'autres à des étapes de progression, et ça continue encore aujourd'hui...